Les créateurs de la Super Ligue ont annoncé mercredi qu’ils allaient “reconsidérer les étapes les plus appropriées pour remodeler le projet” de compétition privée censée concurrencer la Ligue des champions de football, face aux nombreux désistements de clubs fondateurs auxquels ils font face.

Cette décision, qui s’apparente à une suspension du projet, intervient à l’issue d’une folle journée, qui a vu se désolidariser successivement la moitié des douze clubs fondateurs de cette compétition quasiment fermée aux autres équipes d’Europe, face au tollé des supporters et aux menaces des instances du football.

Les six clubs anglais initialement engagés dans cette Super Ligue ont annoncé mardi soir leur retrait de ce projet “à cause de la pression mise sur eux”, a ajouté l’organisation “Super League” dans un communiqué transmis à l’AFP deux jours seulement après le lancement de son initiative.

La “Super League”, basée en Espagne, s’est malgré tout redite “convaincue” que sa proposition “est entièrement alignée avec le droit européen”, et que “le statu quo actuel du football européen doit changer”.

L’organisation dissidente, dirigée par le patron du Real Madrid Florentino Pérez, ne précise en revanche pas concrètement de quelle manière elle compte “remodeler” son projet, ni n’indique si ce sera au sein des instances comme l’Union européenne du football (UEFA) ou toujours en dehors.

Les six autres clubs initialement engagés (Real Madrid, Barcelone, Juventus Turin, AC Milan, Atlético Madrid, Inter Milan) n’ont de leur côté pas pris position depuis les défections de leurs alliés initiaux.