Mohammed Jaraya et Imad Hadar sont apparus cette semaine dans une interview avec FunX. Les deux kick-boxeurs racontent leur parcours sportive ainsi que des anecdotes intéressantes. LDA.ma a traduit les points les plus importants de l’interview qui dure plus de dix minutes.

Jaraya et Hadar, les débuts dans le kickboxing

Mohammed Jaraya commencé tôt à s’intéresser au kickboxing. Il explique : “Je m’entraîne à Den Bosch depuis que j’ai commencé le kickboxing. Moi et Imad on se connait depuis longtemps et on a toujours eu le même objectif : être les meilleurs. A cette époque, on regardait beaucoup Badr Hari, on voulait tous les deux devenir comme lui. L’objectif est toujours pareille, moi dans mon organisation, lui dans son organisation. Je regarde souvent ses points faibles lorsqu’il combat ses adversaires, et lui pareille avec moi. Ca nous permet d’être critique l’un envers l’autre afin de s’améliorer.”

Imad Hadar déclare à propos de son époque au quartier : “J’aimais bien regarder les sports de combats : UFC, kickboxing, un peu de tout. On allait au quartier pour se battre sans les gants. Je peux vous avouer que j’étais pas le plus fort ni le plus musclé. J’étais hyper maigre et long. J’étais toujours la petite victime. Je voulais devenir plus fort, plus fort qu’eux, je suis allé m’entraîner à la salle, je venais d’avoir seize ans, j’ai remporté mon premier trophée à l’âge de dix-sept ans en Espagne.”

Mohammed Jaraya était promis à une carrière de footballeur. Très jeune, il est inscrit dans un club de football. Son père avait un ami qui était entraîneur de kickboxing dans une salle de sport. Lorsque Jaraya a 13 ans, il demande à son père d’essayer le kickboxing, “c’était un feeling indescriptible”, explique le kick-boxeur lorsqu’il a découvert ce monde.

Signature chez GLORY et mauvaise expérience

Imad Hadar décrit son parcours professionnel : “Mon entraîneur m’avait appelé à une époque, en me disant que GLORY était intéressé pour te faire signer. Je ne le croyais pas parce que c’était un podium que pour les grands. J’ai combattu pour la première fois, ça s’est terminé en une défaite. J’étais pas prêt du tout. J’ai dominé dans les deux premiers rounds, jusqu’à que je ramasse un mauvais coup. J’avais du mal à terminer mon combat. C’était la première fois que je perdais un combat, j’arrivais plus à dormir.” Il poursuit : “Quelques mois plus tard, je suis appelé pour un autre combat à Amsterdam. Je me rend sur place, je débute le combat, j’enchaîne coup sur coup, j’ai l’adversaire sous contrôle, il manque juste la finition, jusqu’à que je me casse le bras.”

Imad Hadar a plus de regrets qu’autre chose. Il poursuit : “Ca m’a appris qu’il faut vraiment être professionnel dans la vie : nourriture, dormir, entraînement, si tu fais pas ça, tu ne réussiras pas. J’ai eu une discussion avec le manager de GLORY, il m’a dit que j’avais fais un bon combat. Mais que pour mon rythme, il vaut mieux que je change d’organisation afin de m’améliorer de mieux en mieux.”

Ce break avec GLORY semble avoir été difficile pour le jeune Marocain de Rotterdam. Il explique : “Quand tu marches dans la rue, où que tu reçois des messages en privé des gens sur les réseaux sociaux, tu vois souvent les gens te demander ‘c’est quand que tu retournes chez GLORY?’, c’est des choses que je trouve vraiment dommage. Parce que quand tu regardes mon parcours, tu remarques que tout est de ma faute. Quand je me regarde dans le miroir, la seule chose que j’ai à dire c’est “je suis con, j’ai pas pu donner ce qu’ils veulent à mes supporters.”

Jaraya et son succès chez Enfusion

Jaraya parle de ses débuts chez Enfusion. Il décrit : “J’avais reçu un contrat de cinq ans de la part d’Enfusion, l’une des meilleures organisations. Mes parents comprenaient pas trop pourquoi j’ai signé, mais lorsque je m’y suis lancé, c’était KO sur KO à chaque combat. Je devenais de plus en plus connu aux Pays-Bas. A ce moment, j’allais à l’école en même temps que je m’entraînais. Je devais aller tôt à l’entraînement, ensuite l’école. Je retournes à la maison et direction directement l’entraînement. J’étais littéralement entrain de dormir dans la classe. Après une longue discussion avec mon école et mes parents, on a décidé de laisser tomber l’école, pour que je me consacre entièrement au kickboxing.”

Anecdote sur Badr Hari

Jaraya poursuit : “Badr Hari ? C’est quelqu’un d’important. Des fois tu crois que tu es au top dans ton sport, mais que quand tu demandes son avis, tu t’attends à qu’il te complimente, et c’est exactement ce qu’il ne fait pas.” Imad Hadar interrompt Jaraya en lui racontant : “Pareille, quand je lui ai montré une vidéo de mes entraînements, il s’est foutu de ma gueule en me disant c’est quoi ça a sahbi?”

Interview (en néerlandais) :