Image lionsdelatlas par défaut

Interrogé par l’un de nos lecteurs sur l’altercation ainsi que sur l’avenir de la collaboration entre le sélectionneur national Badou Zaki et son adjoint, Mustapha Hadji, l’ex-international marocain, Abdessalam Ouaddou a répondu sur sa page Facebook que:«ayant naturellement beaucoup de respect pour ces ténors du football marocain, je pense que lorsqu’il y a deux ou plusieurs chefs sous le même toit, il n’est jamais simple à moins de bien séparer les champs d’actions. »

En guise de complément de réponse, Abdessalam Ouaddou, qui n’a pas l’habitude de macher ses mots, a ajouté:«La cohabitation ne sera vraiment possible et efficace que si et seulement s’il y a chez les hommes de direction une communion de pensée, une philosophie semblable. l’idéal aurait été que ces hommes se choisissent réciproquement en connaissance de cause. » En effet, il faut rappeler que le sélectionneur national a été presque imposé par un lobby assez puissant composé de financiers, de sportifs (actifs et retraités), de politiciens et surtout par une grande partie de la presse sportive marocaine. Le président de la fédération marocaine, Faouzi Lekjaa, alors fraichement élu, n’avait pas d’autres choix que de contenter ce lobby pour ne pas s’attirer la foudre des critiques dès l’entame de son mandat. A côté de l’ange déchu, le président de la FRMF a imposé la nomination de la paire Chiba-Hadji dans le staff. «Sans une communion, ce qui est malheureusement le cas le plus souvent, l’équilibre des pouvoirs se fera par la capacité de travail des uns et des autres, leurs compétences, mais aussi et surtout par les résultats. Parmi ces résultats, il y a les résultats sportifs, et si cet équilibre se base uniquement sur ceux là, il sera toujours instable. “,a expliqué Ouaddou au sujet de cette collaboration forcée qui, en cas de mauvais résultats, va permettre au président de la FRMF d’actionner la chaise éjectable pour mettre Badou Zaki, hors orbite à tout jamais. «Dans ce cas, le sélectionneur restera un fusible. », a conclu Ouaddou.