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Jardim l’apprécie et il ne s’en est jamais caché. Cette saison, Nabil Dirar s’est montré précieux à tous les niveaux. Et le Marocain monte en puissance. Face à la Juventus en C1, Dirar peut être utile dans ce match à haute intensité. On vous explique pourquoi.

Parce qu’il a un énorme volume

Contre la Vieille Dame, il faudra trouver le meilleur équilibre. L’AS Monaco doit faire attention à son organisation défensive tout en continuant à réaliser son jeu. Ce qui attend les Monégasques, c’est avant tout un combat. Et c’est l’ADN de Nabil Dirar, effort et contre-effort. L’international marocain présente les garanties physiques pour contenir le très offensif latéral gauche, Alex Sandro. “Leonardo Jardim le connaît parfaitement et sait ce qu’il va apporter, avait commenté Dominique Bijotat dans L’équipe au lendemain de la qualification de l’ASM en demi-finales. Il a bien fermé son couloir, a amené de la sérénité, ce qui a cassé le rythme adverse au bon moment. &raquo Dirar peut aussi apporter offensivement, comme il l’a fait face au PSG en finale de la Coupe de la Ligue, ou lorsqu’il est entré en cours de jeu contre le Borussia Dortmund mercredi. Le Marocain joue souvent juste, et il est une machine à centrer au cordeau. Il sait jouer de son adversaire direct. Et certains l’ont peut-être oublié, l’an passé, Dirar a terminé cinquiéme meilleur passeur de L1 (8). En cette fin de saison o&ugrave &ccedila commence à tirer la langue, il finit comme un coureur de demi-fond originaire du Royaume chérifien.

Parce que Bernado Silva est moins bien

La pépite traverse un trou d’air. Depuis plus d’un mois, Bernardo Silva est le moins en vue des quatre fantastiques de l’attaque du leader de L1 (Mbappé, Falcao, Lemar. ). Leonardo Jardim l’a ressenti. Le technicien portugais a même hésité à titulariser Nabil Dirar à sa place en Ligue des champions mercredi dernier. Depuis quelques semaines, le Portugais est beaucoup moins décisif. Evidemment, son talent n’est pas remis en question, loin de là. Bernardo Silva a joué 52 matches toutes compétitions confondues depuis le début de saison pour un total de 3133 minutes en C1 et L1. C’est énorme. Monaco est sur plusieurs tableaux. Avec un Benardo Silva moins bon dans le sprint final, et un tel calendrier, il y a un risque de tout perdre. Dirar, c’est 700 minutes sur le terrain. Il faut également faire des choix en fonction de la fraîcheur des éléments.

Parce que c’est un taulier

Accroché au Rocher depuis cinq ans, Nabil Dirar fait partie des meubles. Comme Raggi, il connaît la maison, et très bien. En 2011-12, Monaco affiche ses ambitions en déboursant 7,5 millions d’euros pour l’un des éléments les plus prometteurs du Championnat belge. Successeur de Wesley Sonck au FC Bruges, il avait explosé la saison précedente (12 assists et 3 buts). Mises à part une suspension de 8 matches l’an dernier et une réputation de sanguin, le gar&ccedilon a un CV quasi impeccable en L1. Sous les ordres de Claudio Ranieri, il avait aidé l’ASM, alors en L2, à retrouver l’élite. Au fur et à mesure, sa respectabilité s’est installée, au point de devenir capitaine en Ligue des champions, lors de la fameuse victoire à Arsenal en 2015. A trente-et-un, il est avec Glik, Falcao et Subasic, l’un des patrons du vestiaire. De l’expérience en C1, il en a, avec 22 matches au compteur. Sans oublier son talent.