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Considéré comme l’un des meilleurs sportifs de l’histoire du sport marocain, Mustapha Hadji a arrêté sa riche carriére en 2010 au Luxembourg, dans le club de Fola Esch, petit club amateur du petit royaume. De Nancy à Sarrebruck en passant par le Sporting Portugal, le Deportivo La Corogne, Coventry ou Aston Villa, le Ballon d’Or africain 1998 est un grand voyageur. Malgré ses multiples expériences dans le Vieux Continent, son palmarés n’est pas à la hauteur d’un joueur considéré comme l’un des plus fins techniciens du football africain. Malgré cela, les souvenirs de sa longue carriére professionnelle sont importants. En 2011, Il fut élu, à Accra (Ghana), légende du football africain par la Confédération Africaine de Football (CAF).

Pour sa carriére internationale, Mustapha Hadji opte pour les Lions de l’Atlas en 1993 à la veille du Mondial américain. Il a tout juste 22 ans et évolue à Nancy. Il explique ses choix d’avoir choisi les Lions de l’Atlas plutot que l’équipe de France, terre natale de sa mére. “La concurrence était beaucoup trop forte chez les Bleus. Et puis, le Maroc est toujours resté dans mon c&oeligur, même si je dois ma carriére à la France. “

Aprés ce Mondial américain ponctué d’une élimination au premier tour face à la Belgique, l’Arabie Saoudite et les Pays-Bas, Hadji veut franchir un cap dans sa carriére en club. Le Sporting Lisbonne vient le chercher. “Là-bas, j’ai découvert le vrai football. On jouait devant 60 000 personnes, rien que pour les entraînements ils étaient 3 000 ou 4 000. C’était une belle aventure, il a fallu s’affirmer dans un pays que je ne connaissais pas et dont je ne parlais pas la langue. Ma motivation était énorme. ” dit-il. Une saison et puis s’en va car le Deportivo la Corogne qui était à l’époque un club compétitif en Liga, le déniche. Hadji fera deux belles saisons dans le club galicien: “C’est un magnifique souvenir car c’était un nouvel échelon à gravir. J’y ai beaucoup appris et à l’époque, il y avait presque la moitié de l’équipe du Brésil championne du monde en titre (1994), comme Bebeto, Donato, Rivaldo ou Mauro Silva. “.

Le Mondial 1998 en France se déroule avec une équipe marocaine talentueuse et pleine de motivation. Ce but sublime qu’Hadji mettra contre la Norvége restera dans les annales de la compétition. “La Norvége était invaincue depuis 16 matches, elle avait fait de superbes qualifications et était grande favorite. Je fais une course de 60 métres balle au pied avant de marquer. C’est un de mes buts les plus émouvants en sélection avec celui marqué contre l’Egypte lors de la CAN de la même année. A la derniére seconde, il nous donne la qualification pour les quarts de finale. En plus, c’était un ciseau acrobatique !”. Aprés un Mondial plein de regrets avec une élimination précoce au premier tour suite à cet “arrangement” que tout le peuple marocain n’oubliera jamais entre les brésiliens et les norvégiens, le récent Ballon d’Or africain décide de traverser la Manche et d’évoluer en Premier League. Il rejoint alors Coventry, puis Aston Villa, deux clubs dont il ne garde et o&ugrave il ne laisse, que de bons souvenirs: “La Premier League, c’est une autre planéte. Tout footballeur devrait le vivre au moins une fois. Le football y est une religion, le dimanche on sort le costume pour aller au match en famille. Je me souviens de la folie la veille du Boxing Day pour se procurer des billets, il y avait carrément des cotisations faites à No&eumll pour avoir l’argent nécessaire. En Angleterre, l’amour du club est unique. ” Lors de son retrait des terrains en 2010, le frére aîné de Youssouf pense toute de suite à une reconversion comme le souligner cette déclaration lors d’un entretien pour un documentaire de la CAF en 2011 : “Je suis déjà dans l’aprés football, je ne me presse pas pour prendre une décision. J’attends d’être prêt pour assumer des fonctions avec des responsabilités en sélection ou en club. On m’a déjà fait des appels du pied mais j’ai refusé. Il faut être très psychologue, taper du poing sur la table quand il le faut, je ne suis pas encore prêt. ” Depuis 2012 il est entraîneur adjoint de Bertrand Marchand à Umm Salal (Qatar).

Deux années sont passées aprés cette entrevue, il est peut-être venu le temps d’intégrer l’un de nos plus grands joueurs dans l’organigramme de la Fédération. Toute l’expérience qu’il a engrangée durant ses multiples expériences pourrait être bénéfique pour la jeunesse et le football marocain.

Le Matin:Accepteriez-vous d’intégrer le staff technique national si on fait appel à vous, surtout que vous jouissez d’une aura auprés des internationaux marocains évoluant à l’étranger ?

Hadji: Je suis le premier supporter de l’équipe nationale. Je meurs pour le Maroc et pour le drapeau national. Si on fait appel à moi, je viendrai vite, même si je devrais venir à vélo. “

Voir Mustapha Hadji en mode cuisinier chez Choumicha sur 2M