Initialement désigné pour accueillir la CAN Féminine 2026, le Maroc devrait bel et bien conserver l’organisation du tournoi, quelques mois seulement après avoir accueilli la CAN masculine 2025.
Ces derniers jours, des rumeurs évoquaient pourtant un possible changement de pays hôte pour la compétition prévue du 17 mars au 3 avril prochains.
Réuni vendredi à Dar Es Salaam (Tanzanie), le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a abordé la question. À l’issue de cette réunion, le président de l’instance, Patrice Motsepe, a clarifié la situation.
« Il y a eu des discussions et beaucoup de concurrence. Plusieurs pays souhaitaient organiser cet événement. Le Maroc s’est proposé pour nous aider, car le délai était court et notre marge de manœuvre limitée. À ce jour, l’engagement avec le Maroc reste d’actualité. Les autres candidats souhaitaient modifier les dates, ce que nous ne voulons pas faire, notamment en raison des qualifications à la Coupe du monde féminine », a expliqué Motsepe.
Contexte tendu avant la WAFCON
Cette confirmation intervient dans un climat particulier, quelques semaines après les polémiques liées à la finale de la CAN masculine 2025. Au Maroc, une partie de l’opinion publique a exprimé son mécontentement face aux décisions prises par la CAF à l’issue des incidents de la finale.
Sur les réseaux sociaux, l’idée d’un « boycott intelligent » de la WAFCON a largement circulé. Le principe avancé par certains supporters consiste à soutenir massivement les Lionnes de l’Atlas lors de leurs rencontres, tout en laissant les tribunes vides pour les autres matchs du tournoi. Une manière, selon ses promoteurs, d’exprimer un désaccord institutionnel sans pénaliser l’équipe nationale féminine.
Reste désormais à savoir si cette mobilisation numérique se traduira concrètement dans les stades, alors que la CAF maintient son engagement avec le Maroc pour l’organisation de la compétition.






























