Nommé officiellement en février à la tête de la sélection nationale U17, l’entraîneur espagnol Sergio Piernas espère apporter son expérience longue d’une vingtaine d’années et sa pierre à l’édifice de la Direction technique nationale.

Malgré le peu de temps dont il a bénéficié pour exercer, Piernas affiche ses principes : méthode, travail et cœur. Il estime que le joueur marocain présente des carences, mais qu’il est prêt à faire beaucoup de sacrifices pour jouer sous les couleurs nationales.

Quelques semaines après avoir été nommé au sein de l’équipe des sélectionneurs de jeunes, Sergio Piernas s’est transformé en un télétravailleur, en raison du confinement.

Mais l’Espagnol, ancien formateur à l’Atletico Madrid, Getafe ou encore la sélection U19 saoudienne, adhère au projet de préparer des internationaux U17, dans l’optique de construction d’une pyramide dont le sommet est l’équipe nationale A.

Dans un entretien accordé au site espagnol «Atalayar.com», le natif de Barcelone se présente comme un technicien «proche de ses joueurs», tout en prônant trois principes, «la méthode, le travail et le cœur».
Piernas revient sur les conditions de son recrutement par la FRMF, qui l’a «contacté une première fois en décembre», avant de passer une multitude d’entretiens et d’intégrer finalement le staff de la DTN.

«J’ai visité les installations  qui sont spectaculaires  et ils m’ont présenté le projet. Nous étions d’accord sur pas mal de points, qui m’ont motivé.

Après deux mois, et malgré le coronavirus, je suis assez content.» Bien qu’il n’ait pas eu le temps de rencontrer l’ensemble de ses joueurs, Piernas commence toutefois à relever quelques différences entre un joueur marocain, saoudien et espagnol.

«Les joueurs saoudiens s’entraînent et font carrière dans leur pays. Pour les Marocains, on a, d’un côté, les joueurs qui n’ont jamais quitté le pays.

Ils ont certaines carences méthodologiques, physiques, alimentaires, de développement musculaire…» Ces carences sont les mêmes que concède un joueur marocain face à un compère espagnol, en plus d’un manque d’estime de soi.

D’un autre côté, il y a le joueur marocain d’élite, qui joue en Europe. Il a un fort potentiel, avec une bonne progression et avec une certaine ouverture culturelle et linguistique.

L’autre différence, même s’il encore tôt pour le dire, est que le Saoudien est plus commode que le Marocain, dont l’esprit de sacrifice est en revanche très développé.»

Passé par la Chine, l’Arabie saoudite et son Espagne natale, Piernas évoque les objectifs fixés par la DTN. «Ils veulent des joueurs de sélection, simplifie-t-il, et que le joueur offre le rendement maximum quand il est en sélection.

De plus, ils veulent un travail intégré avec les autres sélectionneurs pour que le footballeur ait un progrès et un développement continu, pas quelque chose de ponctuel.

Il faut que le joueur arrive en équipe nationale avec une bonne base, en ayant franchi toutes les étapes. L’esprit d’appartenance est également très important au Maroc.»

SourceLe Matin