Azzedine Ounahi

Azzedine Ounahi fut le héro de tout le Royaume en inscrivant un joli doublé en barrage face au Congo (4-1) le soir du 29 mars dernier. Le milieu offensif angevin avait été le grand artisan de la qualification des Lions de l’Atlas au Mondial.

Une belle performance que le Lion de l’Atlas de 23 ans a réalisé dans sa ville, où il a grandi dans le quartier populaire Sidi Othmane. “C’était particulier car Casa, c’est chez moi. Petit, je venais souvent y voir les matchs du Maroc“, a confié Ounahi dans son entretien avec le Courrier de l’Ouest.

Ce match était mon premier à Casa“, précise t-il en ajoutant : “Je n’y avais jamais joué, ni avec l’académie, ni avec le Maroc. C’était vraiment un kiff de jouer là-bas, un rêve. Je sais quelle ambiance il y a, l’énergie que les gens donnent.”

Il n’a donc fallu que 90 minutes à Azzedine pour se faire un nom au Maroc mais aussi pour forcer sa place dans le 11 de base des Lions de l’Atlas. Pour Ounahi, “ce match a changé beaucoup de choses pour moi et pour ma famille En rentrant chez moi, j’ai vu les yeux de ma famille. Pour moi, ce n’était qu’un match de foot mais pour eux, c’était une grande chose, inattendue. Au quartier, ça a tout changé du jour au lendemain. Bon, je leur dis de rester discrets (sourire). Ils sont hyper fiers de moi, je suis heureux de les voir comme ça.”

Heureux, Azzedine l’est aussi pour sa popularité grandissante mais aussi pour son image qu’il exploite judicieusement. “Dès l’aéroport, tout le monde te reconnaît. Mais je suis toujours le petit gars simple de Casa. Je n’ai pas oublié d’où tout est parti.”

Il a fallu un temps à Ounahi pour apprendre à vivre avec sa notoriété mais aussi avec les nouvelles attentes. “Mes coéquipiers savent que je vais devenir un grand joueur, ils attendent que je reste moi-même, humble, et que j’apporte un plus à l’équipe. Les Marocains vivent foot, parlent foot, dorment foot et sont très attachés à l’équipe nationale. La Coupe du monde sera organisée dans un pays arabe pour la première fois. Tout le stade va être pour nous.

Et de conclure dans les colonnes du Courrier de l’Ouest : “Avec ce groupe et ce coach, on ne veut pas juste participer mais faire quelque chose de grand. Je ne vais pas rester sur ça. J’ai encore plein d’objectifs, je n’ai rien fait encore.”