Achraf Hakimi

Recruté l’été dernier, Achraf Hakimi juge sa première saison au PSG. Et bien qu’il reconnaisse que tout n’a pas été facile, le Lion de l’Atlas affiche son optimisme pour la suite.

Après des débuts tonitruants, Hakimi a un peu plus de mal ces dernières semaines. Il fait les efforts, se propose, mais il est souvent oublié par ses coéquipiers. Le latéral droit marocain s’est confié à Téléfoot. Extraits choisis.

Pourquoi si rare en interview ?

Avec les gens que je ne connais pas, je suis un peu timide, réservé. Avec ce que j’aime, je suis joyeux, marrant. C’est vrai que j’aime bien rester tranquille, ne pas trop parler dans les médias. Je préfère parler sur le terrain.

Ma première saison au PSG ?

Ce n’est pas une saison facile parce que notre objectif était d’aller le plus loin possible et gagner la Ligue des Champions. Mais bon, c’est une première saison, il y a beaucoup de nouveaux joueurs. Il me fallait un temps d’adaptation, comme à eux surtout pour comprendre comment chacun joue. Il n’y a pas de pression à avoir, on a des responsabilités en portant le maillot du PSG. Il faut faire preuve de courage pour jouer ici. Mais quand tu joues avec de très grands joueurs, tu progresses, ça te rend meilleur.

Mbappé lui demande de parler français

Je parle un peu français avec Kylian. Il m’a beaucoup aidé. Je commence à parler mieux français.

La relation forte avec Mbappé

Ça a été spontané, depuis le jour où je suis arrivé. Quand tu rencontres quelqu’un comme lui, de ton âge, avec la même personnalité, le même caractère…. Nous sommes deux gamins, tous est fluide. C’est naturel. Sur le terrain ? C’est facile de jouer avec un joueur comme ça, de lui donner le ballon en sachant qu’il va faire la différence, qu’il peut marquer un, deux ou trois buts et décider du sort d’un match comme il le fait cette saison.

C’est un plaisir de l’avoir à mes côtés. Il fait partie des meilleurs joueurs du monde et surtout c’est mon ami. J’ai envie qu’il reste ici pour que l’on profite. Je lui dis ? Oui, il le sait. Je lui souhaite surtout le meilleur. C’est lui qui décidera selon ce qu’il estime être le meilleur pour sa carrière et je le soutiendrai.” 

L’importance du Classico

Oui, je sais qu’il y a une attente particulière, différente. Il y a beaucoup de rivalité. Je l’ai vécu là-bas à l’aller. Là je vais le vivre à la maison. C’est un match qui peut pratiquement décider du sort du championnat. Nos supporters méritent cette victoire et ce dixième titre de champion de France. On espère qu’ils nous soutiennent.”

La vérité c’est que nous avons passé quelques semaines un peu pourries. Eux bien sûr mais nous aussi. Ce n’est pas facile quand tes supporters ne te soutiennent pas. Je crois que gagner est la meilleure chose que l’on puisse faire pour qu’il nous encourage à nouveau jusqu’à la fin de la saison.

L’élimination encore dure à digérer ?

Honnêtement c’est difficile de digérer. Également ces derniers jours, en voyant les matches de Ligue des Champions et de se rendre compte que nous sommes éliminés. Nous avions des qualités. Nous n’étions pas loin de passer.”

La vérité, c’est que je ne me l’explique pas. Encore aujourd’hui, quand j’y repense, je ne comprends pas comment nous avons pu être éliminés et de cette manière. C’est un peu dur pour moi et je comprends les supporters qui sont tristes et contrariés parce que nous le sommes aussi. Dans le foot, les petits détails font la différence. Il faudra corriger ces petits détails pour aller le plus loin possible l’an prochain. C’est ce qui fera que tu deviendras champion un jour.”