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Les Éléphants tiennent à être du rendez-vous russe en 2018. Ambition légitime pour un grand pays de football qui a été deux fois champion d’Afrique (1992 et 2015) et participé à trois phases finales consécutives du Mondial (2006, 2010 et 2014).

Mais la réalisation de ce grand rêve passe impérativement par Bamako. Où les attendent de pieds fermes des Aigles du Mali qui, bien qu’éliminés de la course, entendent régler de vieux comptes et se positionner comme les meilleurs de la région ouest-africaine. Une bataille de leadership qui s’annonce houleuse dans la capitale malienne. Dans l’histoire du football africain, les derbies Côte d’Ivoire-Mali ont toujours été épiques quelle que soit la forme du moment de l’une ou de l’autre équipe mais les Ivoiriens ont souvent eu les Maliens à l’usure. A preuve, lors de la manche aller de ces éliminatoires du Mondial 2018, les Pachydermes avaient plumé les Aigles (3-1). L’histoire peut se répéter si et seulement si les poulains de Marc Wilmots se montrent conquérants, acceptent de mettre le pied à l’étrier et font preuve de solidarité face à un adversaire devenu fougueux et orgueilleux. Oui, le Mali a de la fougue et cette fougue est symbolisée par ses étoiles montantes telles que Mamadou Fofana (champion d’Afrique et vice-champion du monde des cadets 2015), Amadou Haïdara (vice-champion du monde des cadets 2015), et Moussa Djenapo (qui a séduit lors du récent tournoi Uemoa, au Bénin). Sans oublier le talentueux gardien de but, Djigui Diarra, les remuants attaquants Yves Bissouma (l’Ivoiro-malien), Traoré Adama et Nouah Dicko. L’entraîneur intérimaire des Aigles, (après la démission du technicien français Alain Giresse), Mohamed Magassouba, veut réussir son pari (battre la Côte d’Ivoire) avec cette brochette de jeunes. « Nous jouerons à fond nos chances à domicile. Nous appelons donc nos supporters à la mobilisation. Le coup est jouable », insiste-t-il, dans la presse malienne. Des propos qui en disent long sur la détermination de la sélection malienne. Le rendez-vous de Bamako constitue un virage très dangereux. Les Eléphants doivent donc faire très attention pour ne pas abandonner leurs trompes dans la «chaudière”du 26 mars de Bamako. Il faut gagner à Bamako afin d’aborder, dans la sérénité, la « grande finale “contre les Lions de l’Atlas d’un certain Hervé Renard, dans un mois, sur les bords de la Lagune Ebrié. C’est par ailleurs, le lieu d’en appeler au sens du patriotisme des uns et des autres afin que l’environnement de la sélection soit sain. C’est un facteur non négligeable dans la vie quotidienne d’une équipe. Au lieu de se tirer dessus, se glisser des peaux de banane, de faire preuve d’hypocrisie, dirigeants, encadreurs, joueurs, tous doivent plutôt œuvrer dans le même sens, parler le même langage pour un avenir radieux de la sélection nationale. Tout le monde y gagnera.