L’ancien coach de Badr Hari, Thom Harinck, est apparu cette semaine dans une interview avec Spike Sports NL en compagnie de Mo Hamicha. Questionné sur l’effet de Badr Hari dans le kickboxing aux Pays-Bas, il fait une longue déclaration sur ce que le kick-boxeur marocain a apporté dans le pays.

Comparant l’ancienne génération avec la génération actuelle, il explique : ‘Les talents aujourd’hui sont plus faciles à dénicher qu’à l’époque. Avant, on devait apprendre aux jeunes kick-boxeurs comment donner des coups et des kicks. Aujourd’hui, ils savent déjà tout faire. Ils ont juste besoin de rythme, de l’attitude et de la discipline. Même courir, avant, c’était en 13 secondes. Aujourd’hui, tu les vois courir en 9 secondes.”

“Tu connaissais Badr Hari lorsqu’il était encore un délinquant”, lance l’interviewer à Thom Harinck. Ce dernier déclare : “Oui, mais désormais, il est lui même père de trois enfants. Lors de notre jeunesse, on a tous déjà été méchants et fait des choses pas bien. Concernant Badr Hari, je suis très content de son amélioration quand on voit ce qu’il est devenu aujourd’hui, malgré tous ses passages à la télévision néerlandaises sur ses problèmes avec la justice (…) Je pense même que dans le domaine du kickboxing, c’est bel et bien le kick-boxeur le plus connu au monde du moment.”

Il poursuit : “C’est une légende, c’est donc plus que normal que les jeunes voient Badr Hari comme un exemple. Surtout la jeune communauté marocaine de délinquants qui ont peu d’opportunités et peu d’avenir, c’est bien pour eux aussi de les motiver d’une carrière de kick-boxeur, histoire qu’ils atteignent quelque chose dans ce domaine sportif. Mais c’est à eux aussi d’adapter une discipline et de faire beaucoup d’efforts afin d’atteindre quelque chose dans cette vie, de sortir de leur cercle vicieux et de changer de fréquentations et de mode de vie. Quand tu vois les Zakaria Zouggary, Tyjani Beztati et les autres kick-boxeurs, je trouve que Badr Hari a finalement joué un grand rôle dans le domaine du kickboxing pour la communauté marocaine des Pays-Bas.”

Mo Hamicha explique également comment il a été inspiré d’une carrière de kick-boxeur. Ayant également Badr Hari comme exemple, il explique : “Dans mon quartier à Amsterdam, peu de personnes jouaient au football. Tout le monde pratiquait du kickboxing. Mon frère également, j’allais souvent avec lui à la salle. Avec tous les amis de quartier et la famille, on s’est formé en tant que famille là bas, dans la salle. Depuis, je n’ai toujours pas quitté cette salle.”

Mo Hamicha est ce kick-boxeur qui a dû déclarer forfait lors de la dernière édition GLORY à Utrecht en février dernier face à Dmitrii Menshikov. Le Néerlando-Marocain va remonter sur le ring dès le prochain événement qui aura lieu à Anvers le 28 mars prochain, pour faire face au Russe. Son futur adversaire compte trois combats en GLORY pour trois victoires sur KO. Questionné sur ce prochain adversaire qui s’annonce de poids lourd, il le décrit comme étant : “Fort mentalement et ayant la confiance en soi”. Cependant, Mo Hamicha s’auto-décrit comme étant “plus complet”. Il avoue également combattre seulement pour gagner son pain et rien d’autre.