Regragui - Masina
Regragui - Masina

À trois mois du Mondial 2026, le Maroc se trouve à un moment charnière de sa préparation. Les matchs amicaux des 27 et 31 mars face à l’Uruguay et au Paraguay ne sont pas de simples rencontres de prestige : ils constituent un véritable laboratoire stratégique avant l’entrée en lice en juin.

Dans ce contexte, plutôt qu’un changement radical de sélectionneur, une option intermédiaire circule : celle d’une transition partielle avec un staff renforcé autour de Walid Regragui.

Préserver la stabilité à court terme

À si peu de temps d’un rendez-vous mondial, la stabilité est un facteur déterminant. Les grandes compétitions se jouent souvent sur :

  • Des automatismes rodés
  • Une hiérarchie claire
  • Une cohésion interne solide

Changer totalement de sélectionneur fin février impliquerait un ajustement brutal : nouveau système, nouvelles responsabilités, nouveaux repères. À l’inverse, renforcer le staff permettrait d’apporter des correctifs sans bouleverser l’ossature existante.

Mohamed El Ouahbi : le lien avec la nouvelle génération ?

Le nom de Mohamed El Ouahbi revient régulièrement dans les discussions. Son intégration dans le staff offrirait :

  • Une connaissance approfondie des jeunes internationaux
  • Une passerelle naturelle entre les catégories U20/U23 et l’équipe A
  • Une expertise dans l’accompagnement des talents en phase de transition
  • L’expérience d’un Champion du Monde.

À l’heure où plusieurs jeunes profils frappent à la porte, sa présence pourrait fluidifier l’intégration progressive de la nouvelle génération sans perturber l’équilibre du groupe.

Iniesta : expertise et gestion des grands rendez-vous ?

Autre hypothèse évoquée : l’arrivée d’Andrés Iniesta dans un rôle consultatif. Son profil ne correspondrait pas à celui d’un adjoint tactique classique, mais plutôt à :

  • Un mentor pour les milieux
  • Un conseiller sur la gestion des temps forts et faibles
  • Un apport sur la maîtrise du tempo
  • Un référent en gestion émotionnelle des grands matchs

Peu de joueurs disposent d’une expérience aussi riche des sommets internationaux. Dans un Mondial où les détails font la différence, cette dimension psychologique et pédagogique pourrait peser.

Une solution équilibrée ?

Le scénario d’un staff élargi présente plusieurs avantages :

  1. Maintenir la continuité technique
  2. Corriger certaines limites identifiées lors des dernières compétitions
  3. Introduire de nouvelles compétences
  4. Préparer progressivement l’avenir

Toutefois, ce modèle nécessite une répartition claire des rôles. Un staff renforcé n’est efficace que si la coordination est parfaitement maîtrisée.

Les rencontres face à l’Uruguay et au Paraguay permettront d’évaluer la capacité du groupe à gérer l’intensité sud-américaine, l’efficacité des ajustements tactiques et la compétitivité interne. Dans ce cadre, une transition partielle pourrait servir de période d’ajustement sans remettre en cause la stabilité générale.

À trois mois du Mondial 2026, l’heure n’est peut-être pas à la révolution, mais à l’ajustement. Renforcer le staff autour de Walid Regragui, avec des profils comme Mohamed El Ouahbi ou Andrés Iniesta, représenterait une voie médiane : préserver les repères tout en injectant une expertise complémentaire.

Dans une préparation aussi serrée, ajuster sans bouleverser pourrait être la stratégie la plus rationnelle.

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