ouaddou

Abdeslam Ouaddou, ancien entraîneur du Mouloudia d’Oujda, sort enfin de son silence. L’ex-Lion de l’Atlas revient sur son expérience avec le club de l’Oriental et règle ses comptes avec ses dirigeants. Entretien.

Comment s’est passée votre expérience à la tête du MCO?
Abdeslam OuaddouTout d’abord, j’aimerais remercier tout le public oujdi et la brigade en particulier, ainsi que tous les habitants de Oujda pour leur gentillesse et les valeurs qu’ils incarnent.

Avec du recul, le plus beau spectacle fût finalement le grand carnaval improvisé en conférence de presse dans laquelle nous avions fait des promesses et des projections futuristes, ambitieuses pour notre football national avec une présentation des ressources nouvelles qui allaient impulser cette vision éphémère du président du club ou plutôt mensongère et c’est là le plus dramatique. Que les instances laissent un homme gérant un club endetté jusqu’au cou, recruter des joueurs et un staff, puis faire des annonces invraisemblables pour emmener toute une équipe au suicide collectif. Je me dis où était l’organisme de contrôle de la gestion des finances des clubs. À la base, il n’aurait même pas dû laisser recruter ni un entraîneur ni les joueurs connaissant le nombre de litiges et surtout une situation économique catastrophique que j’ai découverte après coup.

C’est très grave dans un moment important de restructuration de notre football de laisser en toute impunité ce cinéma se dérouler.

Vous évoquez des conditions difficiles. Lesquelles?
Je parle de conditions indignes sur le plan humain pour les joueurs et pour le staff afin de pratiquer leur métier dans de bonnes conditions: nos droits les plus élémentaires n’ont jamais été respectés sur cette période dans laquelle j’ai officié, si on peut l’appeler ainsi, sans parler des arbitres d’un match amical, du bus pour le stage que j’ai payé, de l’argent que j’ai donné à des membres du staff médical pour venir en aide à leur famille et pour compenser leur salaire non honoré de la part du club. Des frais médicaux que j’ai payés en stage pour les joueurs, le dentiste, les radiographies car il n’y avait pas de médecins avec nous durant trois semaines, et j’en passe car ce serait encore long. J’étais en mode croix rouge ou psychologue à la place d’être véritablement entraîneur.

Vous a-t-on tenu tête?
Je suis attaché au respect des engagements signés, et à partir du moment où j’ai réclamé mes droits et ceux de mes ressources avec lesquels je dois performer,  puisque pour performer vous devez mettre vos joueurs dans les meilleurs conditions et favorables à leur épanouissement afin d’atteindre leurs objectifs, c’était devenu tendu et ils ont compris que j’étais un homme de principes. On ne peut pas demander la lune, d’un côté et d’un autre ne pas respecter les droits les plus élémentaires de la dignité humaine. On peut dire plutôt que je n’ai pas pu travailler durant ces trois mois dans les meilleures conditions. A cela se sont ajoutés des problèmes de santé dus à la cabale psychologique faite contre moi et mon staff pour nous faire plier.

Comprenez-vous l’amende record qui vous a été infligée?
Grotesque, extravagant et sans fondement juridique.

Juridiquement, que se passe-t-il actuellement?
Il y a tout simplement une procédure normale pour licenciement abusif sans juste cause. Mes avocats suivent cela de très près. Je prépare une riposte d’envergure internationale pour réparer des injustices sociales subies par les joueurs et les entraîneurs dans la Botola depuis de nombreuses années. Les joueurs et les entraîneurs ne peuvent continuer à vivre dans l’injustice et la gestion catastrophique de certains présidents qui n’ont aucune passion pour ce sport si ce n’est pour des intérêts personnels et politiques. À ce titre, la politique doit servir le football et le sport en général et non l’inverse.

Qu’en est-il des joueurs que vous avez recrutés?
Vous voulez dire que ceux que nous avons recrutés avec le président, moi-même et M. Hicham Guedira et qualifiés par Mme Asmi. Certains sont encore dans le club et je les encourage à donner le maximum d’eux-mêmes pour ce magnifique club et public, quatre ont résilié, certains pour défaut de paiement et d’autres d’un commun accord.
J’avais construit une équipe capable de terminer dans les six premiers. D’ailleurs, c’est le challenge que j’avais fixé aux dirigeants. Casoni peut travailler tranquillement et terminer facilement autour de ce classement, si les joueurs sont payés bien évidement; je lui ai construit un bon groupe.

Comprenez-vous l’amende record qui vous a été infligée?
Grotesque, extravagant et sans fondement juridique.

Juridiquement, que se passe-t-il actuellement?
Il y a tout simplement une procédure normale pour licenciement abusif sans juste cause. Mes avocats suivent cela de très près. Je prépare une riposte d’envergure internationale pour réparer des injustices sociales subies par les joueurs et les entraîneurs dans la Botola depuis de nombreuses années. Les joueurs et les entraîneurs ne peuvent continuer à vivre dans l’injustice et la gestion catastrophique de certains présidents qui n’ont aucune passion pour ce sport si ce n’est pour des intérêts personnels et politiques. À ce titre, la politique doit servir le football et le sport en général et non l’inverse.

Qu’en est-il des joueurs que vous avez recrutés?
Vous voulez dire que ceux que nous avons recrutés avec le président, moi-même et M. Hicham Guedira et qualifiés par Mme Asmi. Certains sont encore dans le club et je les encourage à donner le maximum d’eux-mêmes pour ce magnifique club et public, quatre ont résilié, certains pour défaut de paiement et d’autres d’un commun accord.
J’avais construit une équipe capable de terminer dans les six premiers. D’ailleurs, c’est le challenge que j’avais fixé aux dirigeants. Casoni peut travailler tranquillement et terminer facilement autour de ce classement, si les joueurs sont payés bien évidement; je lui ai construit un bon groupe. Source MAP