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Aprés avoir contourné pas mal d’obstacles, le voilà désormais meilleur buteur du championnat turc. Une performance qui prouve qu’il avait raison de croire en lui. ” &Agrave c&oeligur vaillant, rien d’impossible”. Aatif Chahechouche, l’attaquant de Sivasspor en est la preuve vivante et le sait bien. Depuis le début de saison, le Marocain enfile les buts comme on enfile des perles. Il est pour le moment le meilleur buteur du championnat turc avec 18 réalisations en 31 rencontres.

” Il pensait que je n’aurais jamais le niveau”

Pourtant, Aatif Chahechouche revient de loin, de très loin. Contrairement aux parcours classiques, le sien n’était pas tout tracé. Lui, a d&ucirc contourner pas mal d’obstacles pour être enfin dans la lumiére.

Premier épisode : adolescent, le centre de formation de Nancy ne le garde pas. ” Le staff pensait que je n’aurais jamais le niveau. Alors ils se sont débarrassés de moi”, raconte sans animosité le joueur de 27 ans. Mais il fait preuve de ténacité pour aller au bout de son rêve.

Aprés être passé par le Racing 92 en banlieue parisienne, le joueur né à Fontenay-aux-Roses, signe enfin son premier contrat professionnel à Sedan (Ligue 2) en 2007. L’aventure tourne court. Fin 2008, il se retrouve au chomage. C’est finalement dans un club de CFA, à Noisy-le-Sec, qu’il va retrouver le go&ucirct du ballon rond. Son Pygmalion se nomme Nasser Sandjak. L’ancien sélectionneur de l’Algérie, quart de finaliste de la Coupe d’Afrique des nations 2000, lui offre toute sa confiance. ” Pour moi, c’est comme un pére, se souvient Aatif Chahechouche. Il a toujours cru en moi. Il m’a dit : “Viens, je vais te remettre le pied à l’étrier”. “

Désormais, le meilleur buteur en Turquie.

Aprés ce passage en CFA, la Ligue 1 s’ouvre à lui. Nancy le recrute pour la saison 2009/2010. Mais il joue peu. Surtout, il ne fait pas partie des plans de Jean Fernandez, l’entraîneur de l’époque. Il ne restera que deux saisons et jouera seulement neuf matches. La déception est grande, sauf que les hasards de la vie font bien les choses. Il finit par s’engager en Bulgarie, pas banal, dans un championnat confidentiel.

” La Bulgarie, &ccedila a été magnifique pour moi. Au départ, je ne voulais pas y aller. C’est ma femme qui m’a poussé”, précise l’attaquant qui a toujours eu le soutien de sa famille. Pour fêter cette renaissance, il inscrit 15 buts en dix matches. Ensuite, son club, le Chernomorets Bourgas, le vend au Sivasspor en Turquie. Trés rapidement, il marque aussi en S&uumlper Lig et sa belle histoire continue. ” Je suis arrivé sur la pointe des pieds à Sivasspor. Et ils ont été très rapidement contents de moi, indique Chahechouche. Maintenant, les gens m’arrêtent dans la rue. Des fois, je suis obligé de marcher vite sinon j’en ai pour un moment”, relate en riant ce jeune pére de famille.

Une CAN 2015 avec le Maroc comme objectif?

” Le Maroc, c’est un rêve de gosse qui est resté secret dans un coin de ma tête. Je suis heureux qu’ils ne soient pas insensibles à moi alors que j’ai percé tardivement. Cela fait plaisir à mes proches et à tous ceux qui connaissent mon parcours. J’espére m’imposer car je rêve de la CAN 2015 à domicile”, affirme avec émotion le joueur.

Maintenant, Aatif Chahechouche a la chance d’être entraîné par le Brésilien Roberto Carlos, vainqueur de la Coupe du monde 2002, et de faire mieux que Didier Drogba, Moussa Sow, ou Emmanuel Emenike en termes de but dans le championnats turc.

” Si c’était à refaire, je ne changerais rien. Si j’en suis là, c’est peut-être gr&acircce à tout ce qui m’est arrivé”, certifie l’homme au c&oeligur vaillant.