Samir Sobha - Président de la Fédération mauricienne de football (MFA)
Samir Sobha - Président de la Fédération mauricienne de football (MFA)

La sortie médiatique de Samir Sobha, président de la Fédération mauricienne de football (MFA) et membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football, ne s’est pas limitée à la gouvernance interne. Le dirigeant mauricien a d’abord présenté des excuses publiques au Maroc pour ce qu’il qualifie de « grave injustice » lors de la dernière finale de la Coupe d’Afrique des Nations disputée à Rabat.

Des excuses officielles au Maroc

Sobha estime que les règles n’ont pas été correctement appliquées après la sortie temporaire de l’équipe sénégalaise du terrain à la suite d’un penalty contesté.

Selon lui, des sanctions disciplinaires auraient dû être infligées conformément au règlement de la compétition. « Le trophée a été remis, on ne peut pas revenir en arrière. Mais une injustice a été commise envers l’équipe nationale marocaine », a-t-il déclaré à The Guardian, appelant à reconnaître les manquements sans remettre en cause le résultat final.

Une contestation sur la légalité du secrétaire général

Dans un second temps, Sobha a ouvert un front institutionnel en affirmant que le secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, « occupe son poste illégalement ».

Il s’appuie sur l’article 130 du règlement intérieur de la CAF, qui fixe l’âge obligatoire de départ à la retraite à 63 ans, avec une prolongation unique de trois ans possible.

Nommé en mars 2021 à l’âge de 61 ans, Mosengo-Omba a atteint 63 ans en octobre 2022. Une prolongation lui a été accordée par le président de la CAF, Patrice Motsepe, mais selon Sobha, celle-ci aurait expiré le 15 octobre 2025.

« Conformément aux statuts, il occupe actuellement ce poste illégalement », affirme-t-il, estimant que le secrétaire général ne serait plus habilité à signer des documents ou à prendre des décisions officielles.

Réaction prudente de la présidence

Interrogé après la réunion du comité exécutif à Dar es Salaam, Motsepe a rappelé que les départs à la retraite sont régis par les règles internes et que la CAF traitera la question « dans le respect de la légalité et des principes de gouvernance ».

Absent de la dernière réunion pour raisons familiales, Mosengo-Omba ne s’est pas encore exprimé publiquement sur ces accusations.

Ces déclarations mettent en lumière une double tension au sein de l’instance continentale : sportive, à la suite de la finale controversée, et institutionnelle, autour de la gouvernance et du respect des statuts.

Article précédentAchraf Hakimi égale un record historique marocain
Article suivantHamdallah en mode extraterrestre : sextuplé historique avec Al-Shabab