Selim Amallah, qui doit toucher un maximum de ballons pour bien se sentir, est plus à l’aise et surtout plus productif lorsqu’il évolue en position axiale plutôt que sur un flanc, où Philippe Montanier l’a décalé lors des deux premiers matches de championnat, un peu faute de solutions.

Selim Amallah a fait parler de lui, lundi soir au Freethiel. Parce qu’il a inscrit un but de toute beauté qui a ramené le Standard dans le match, mais surtout parce que c’est son retour dans l’axe du jeu, après l’ouverture du score par Waasland-Beveren, qui a modifié la physionomie de la rencontre, lorsque Philippe Montanier a fait sortir Eden Shamir pour lancer Aleksandar Boljevic sur le flanc gauche. Autant dire que c’est la position sur le terrain de l’international marocain, confiné sur un flanc pendant soixante minutes avant de retrouver le cœur du jeu liégeois, qui a alimenté les débats, au point de finir par lasser l’intéressé, logiquement mal pris à l’heure de devoir s’exprimer sur le sujet.

Le coach français est bien conscient de la situation d’autant qu’Amallah a diplomatiquement rappelé que sa place de prédilection est dans l’axe. “C’est un joueur polyvalent, mais sa préférence va clairement à cette place de meneur de jeu, avec un ou deux médians récupérateurs derrière lui“, a confié Laurent Demol qui a eu Amallah sous ses ordres chez les Espoirs à Mons et à Mouscron. “Selim peut largement dépanner sur un flanc, et c’est donc un vrai plus pour un coach.

Mais s’il faut lui choisir un flanc parce que les conditions l’exigent, je préfère le voir évoluer à gauche, en 11, qu’à droite. Parce qu’il peut alors rentrer dans le jeu sur son pied droit. Sur le but magnifique inscrit à Beveren, Selim vient d’ailleurs du côté gauche pour reprendre le ballon en retrait délivré de l’autre côté du terrain par Collins Fai.