Patrice Motsepe

Le Sud-Africain, Patrice Motsepe, seul candidat en lice, a été désigné par proclamation président de la Confédération africaine de football (CAF), vendredi pendant la 43e assemblée générale de l’organisation à Rabat. 

C’est un immense honneur pour moi“, a dit l’homme d’affaires de 59 ans, qui avait été adoubé par la Fifa, en saluant l’unité de l’organisation. S’adressant à l’assemblée, le nouveau patron du Football africain, a salué le professionnalisme de son ami Fouzi Lekjaa “J’aurai aimé vous engager dans mon équipe, mais vous êtes trop cher” a lancé Motsepe pour honorer son hôte élu au Conseil de la FIFA.

Sans concurrent lors de l’élection du président de la CAF à Rabat ce vendredi, Patrice Motsepe était assuré d’être le nouveau patron du football africain en dépit de son profil relativement inconnu du monde sportif continental.

Candidat surprise adoubé par la Fifa et seul encore en lice, le président de la Confédération africaine de football (CAF) devrait être élu sans grand suspense le vendredi 12 mars 2021, lors de l’assemblée générale de l’organisation à Rabat au Maroc.

Dixième plus grosse fortune d’Afrique, parmi les trois Sud-Africains les plus riches avec un patrimoine estimé à environ 2,5 milliards d’euros, selon le magazine américain Forbes, le self-made man de 59 ans au look soigné a fait fortune dans l’industrie minière et la finance mais cultive une certaine discrétion.

Après avoir laissé un autre annoncer officiellement sa candidature en novembre, isolé à cause de soupçons de Covid-19, il a observé un silence médiatique jusqu’à l’annonce de son programme… il y a deux semaines.

Et pour toute explication sur ses motivations à s’engager à la tête de la CAF, l’homme d’affaires et fin stratège a simplement déclaré: “J’aime le football. Un amour stupide et irresponsable”.  Patrice Motsepe faisait figure d’outsider face à ses trois rivaux pour la course à la présidence, l’Ivoirien Jacques Anouma, le Sénégalais Augustin Senghor et le Mauritien Ahmed Yahya, tous présidents ou anciens présidents de fédérations dans leur pays. 

Une campagne électorale minimaliste lui a permis de rencontrer des dirigeants qui voteront vendredi, et dont certains ont avoué en coulisses ne pas savoir qui il était avant de le rencontrer.