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Des qualités intrinséques indéniables. Avec une conduite de balle traduisant toute son aisance technique, le natif de Beni Boughafer est l’archétype même de l’ailier moderne. Des appuis courts et vifs, lui permettant de rester constamment proche de son ballon, Oussama Assaidi est le genre d’ailier que n’importe quel arriére latéral se doit de redouter en un contre un.

En effet, lorsque le bonhomme est en rythme avec son pied droit, il est quasiment imprenable sur son coté gauche. Ayant la capacité de jouer avec ses deux pieds, Assaidi a une palette technique extrêmement étoffée et se caractérise par une imprévisibilité redoutable. Du changement de rythme à la prise d’information, l’ancien du SC Heerenveen posséde une vitesse d’exécution impressionnante. Dés lors, éliminer son vis-à-vis devient une chose facile pour Oussama surtout que l’ailier de 25 ans est capable d’enchaînement de grande classe. Malgré une forte tendance à vouloir rentrer sur son pied droit pour armer sa frappe (celle-ci étant très bonne d’ailleurs), le joueur issu de l’académie de jeune de l’AZ Alkmaar a cette capacité à varier ses centres, entre tendu et flottant, tout y passe. Autre chose à ne pas négliger chez l”ailier marocain, est sa capacité à assurer un bon repli défensif, lors des phases de contres adverses. Déjà très apprécié par Mark Hughes, il a pu démontrer lors de ses 25 matchs disputés pour Stoke, qu’il n’était pas avare d’effort.

Incarne-t-il la perfection technique pour autant ? Non, Assaidi restent exclusivement un joueur de percussion, car au niveau de la conservation du ballon, il n’est pas un élément sur lequel on peut compter et sa qualité de passe pourrait être sensiblement améliorée.

. mais des lacunes tactiques à corriger.

Souvent, on a tendance à croire que la rigueur d’un ailier se définit par son apport défensif, mais un ailier qui n’est pas dans les bonnes dispositions tactiques peut perdre son impact et même sortir de son match. Assaidi a cette vilaine tendance à jouer par séquence, à n’accompagner le rythme imprimé par son équipe que sur certaines phases de jeu. Ainsi, lorsqu’il est dans cette situation, ses appels sont moins tranchants et ne représente une menace que lorsque les passes lui viennent dans les pieds. également, en tant qu’ailier, Assaidi a d’énormes difficultés pour proposer des déplacements cohérents, et lorsqu’il dézonne, son apport est très limité, et ne déséquilibre pas le bloc adverse comme il devrait le faire. La raison ? Lorsqu’il dézonne (même s’il le fait rarement), c’est juste pour toucher le cuir et retrouver des sensations avec le ballon, et surtout sans réflexion tactique au préalable.

. et un physique très fragile.

Bien qu’il ait une mentalité irréprochable sur le terrain, Assaidi n’a pas le physique pour enchaîner des allers-retours sur son couloir pendant l’intégralité d’un match sans que son jeu en soit fortement influencé. Par conséquent, cette saison, l’ailier marocain, n’a joué que 31,6 % des matchs intégralement, pour le même pourcentage o&ugrave il a été sorti en cours de match (le reste représentant ses rentrées en cours de jeu). L’endurance n’a jamais été le point fort de Assaidi, et cela a un effet négatif sur ses performances lorsqu’il s’agit de jouer un match en entier. Dés lors, inconsciemment, et sachant qu’il ne peut compter sur un joueur sur tout un match, le coach ne peut qu’exprimer ses doutes quant à la titularisation d’un joueur comme Assaidi. Ajoutons à cela, une fréquence de blessure trop élevée pour un joueur de son &acircge, qui l’a souvent stoppé dans ses moments de gr&acircce que ce soit en Club ou en Sélection.