Karim El Ahamdi

L’ex Lion de l’Atlas, Karim El Ahmadi s’est confié à l’occasion d’un entretien dans lequel il est revenu sur sa relation avec la sélection nationale du Maroc.

J’ai toujours eu l’envie de jouer pour le Maroc. J’étais sur le point d’être appelé avec les grands des Pays-Bas. J’ai rapidement changé de direction en optant pour le Maroc U20 après qu’ils aient montré de l’intérêt pour moi. Aider le Maroc à devenir plus grand était l’un de mes objectifs,” a expliqué El Ahmadi

Et d’ajouter : “C’est un sentiment unique et indescriptible que j’avais à ce moment. J’étais très bien au courant que les Pays-Bas c’était quelque chose de grand. Des participations à la Coupe du monde à chaque édition, des grands joueurs, etc… Mais j’avais l’unique envie d’aider le pays de mes parents à quelque chose de grand.

Maroc ou pas ?

Karim a également abordé les conditions de choix pour le Maroc, une décision qui n’est pas toujours facile pour les binationaux. “Mes parents m’ont toujours dis ‘choisis ce que tu veux’. Le choix international c’est très dur pour un binational. Après avoir fait le choix t’aura toujours un côté qui sera content, et l’autre côté qui te boycottera“.

Prenons le cas d’Ibrahim Afellay. Il a choisit les Pays-Bas, mais c’est pas pour autant qu’il n’a plus rien de Marocain. Certains joueurs comme moi choisissent avec le coeur, d’autres avec le cerveau avec comme question : ‘où est ce que mon style de jeu passerait le mieux?’ Tu sais, j’ai moi même joué dans les pires terrains africains et saches qu’en tant que technicien numéro 10 formé en Europe, tu ne toucheras aucune ballon.” explique le milieu de terrain.

Et de poursuivre : “Donc d’un côté, je pourrais très bien le comprendre. Je connais très bien le joueur et sache que culturellement, ils n’ont rien de Néerlandais, ce sont des purs Marocains. J’allais toujours à la mosquée avec lui. La seule chose qui change, c’est le fait qu’il travaille aux Pays-Bas, et je trouve qu’on doit tous respecter cela”.

Personnellement, je n’ai pas pris la peine de réfléchir aussi loin. Pour moi, c’était le Maroc directement. Je ne voulais même pas être confronté à un scénario où les deux côtés me mettent la pression pour choisir de jouer avec eux“.