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Aujourd’hui, de plus en plus de joueurs rejoignent le Golfe persique alors que leur carriére est encore loin d’être terminée. Ce choix avant tout financier n’est pas sans conséquence sur le plan sportif. Autopsie de quelques g&acircchis.

Il y a quelques années, partir au Qatar était synonyme de fin de carriére dorée. De nombreux grands joueurs européens ou sud-américains ont fait ce choix dans les années 2000. On peut citer Franck Leboeuf, Marcel Desailly, Gabriel Batistuta, Sonny Anderson ou encore George Weah qui a évolué deux ans aux Emirats Arabes Unis. Une décennie plus tard, la donne a changé. En effet, de plus en plus de joueurs choisissent le golfe persique à un &acircge relativement jeune.

Parmi ces joueurs, un a quitté l’Europe durant ce dernier mercato hivernal et la nouvelle n’est pas passée inaper&ccedilue. Il s’agit de Lucho Gonzalez ex-joueur de l’OM qui a quitté &ldquoson Porto&rdquo pour le club qatari nommé Al Rayyan. El Commandante était pourtant capitaine de la meilleure équipe portugaise de ces derniéres années. Il était une star dans ce club et seulement &acircgé de 32 ans. Lucho, c’était une sorte de bénédiction pour les deux clubs européens qui l’ont vu évoluer, à savoir Porto et l’OM. C’est avec lui que l’OM de Deschamps s’est remis à gagner des titres à partir de 2010.

Compatriote argentin de Lucho, Lisandro Lopez a quitté l’OL et la L1 à l’été 2013. Il était alors &acircgé d’à peine 30 ans. Licha était le capitaine de Lyon et malgré quelques performances en dents de scie lors de ses 2 derniéres saisons, il faisait clairement partie des meilleurs joueurs de L1. A 30 ans, Licha aurait largement pu continuer de rendre service à Lyon ou bien même faire le bonheur d’un bon club européen.

Autre joueur sud-américain passé par la L1, le brésilien Nenê. Véritable star du PSG entre 2010 et 2012, le milieu gaucher en froid avec Ancelotti à l’hiver 2013 suite à son coup de sang au cours du match PSG-Porto a quitté la L1 en même temps que le club parisien. Pourtant, lorsque l’on observe les difficultés du PSG à installer un titulaire dans le couloir de gauche de l’attaque, on se dit que l’ex-Monégasque n’aurait pas fait t&acircche. Aujourd’hui, Nenê évolue à Al Gharafa.

Autre exemple : Youssef El Arabi. Le joueur marocain se révéle en L1 sous les couleurs du Stade Malherbe de Caen (saison 2010-2011). Il attire la convoitise des plus gros clubs de L1 de l’époque (Lyon et l’OM notamment). Contre toute attente, le joueur alors &acircgé d’à peine 24 ans s’engage alors pour 4 ans avec le club saoudien d’Al Hilal. Il n’y passera qu’une saison avant de revenir en Europe (à Grenade en Espagne). Il n’a cependant jamais (pour le moment) confirmé les espoirs placés en lui.

Ces exemples pré-cités auxquels pourraient s’ajouter quelques autres ex-pensionnaires de L1 (Diané, Feindouno. ), mettent en lumiére le fait que de nombreux joueurs privilégient désormais clairement l’aspect financier au détriment du sportif. Revenir jouer en Europe s’avére ensuite compliqué. Djibril Cissé récemment revenu à Bastia (aprés un court passage par la Russie) en est un exemple.

En 2004, le Qatar avait tenté en vain de monter de toutes piéces une sélection nationale qui aurait été composée de joueurs évoluant en Europe. Le Brésilien Ailton avait notamment été approché. La FIFA avait finalement mis son veto. Une décennie s’est écoulée depuis et le Qatar a pris du poids dans le paysage footballistique (acquisition du PSG, obtention de la coupe du monde 2022 . ). Nous sommes justement à 8 ans de la coupe du monde au Qatar. Il n’est pas exclu de penser que la stratégie qatarie consiste à faire venir dans son championnat de plus en plus de joueurs compétitifs afin d’augmenter le niveau technique de ses clubs à moyen terme et de son équipe nationale à long terme.

Certains choix de carriére (El Arabi, Hermach par le passé, Barrada actuellement. ) n’en restent pas moins risqués sportivement mais également dommageables pour la sélection nationale .