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C’est avec des sentiments de regrets et d’amertume que s’est achevée cette CAN 2013 pour les marocains. Au pays des Lions de l’Atlas, depuis quelques années, on semble habitué à ce genre de situations. Néanmoins, à chaque édition, les marocains nourrissent les espoirs les plus fous quant à la prestation du onze national.

Malheureusement et encore une fois, les Lions de l’Atlas ont déçu. Depuis 2004, ils n’auront pas atteint une seule fois le deuxième tour de cette compétition continentale, et 2013 ne sera pas l’année de l’exception, du rugissement du lion de l’Atlas, espèce en voie de disparition…

Le supporter marocain est rancunier, il cherche toujours un bouc-émissaire qu’il désigne comme «le”fautif. Certains demandent la tête des joueurs mais beaucoup pointent du doigt le sélectionneur.

Le problème du football marocain n’est ni les joueurs, ni les entraineurs. On en parlera dans un prochain billet prévu pour les prochains jours, on sera clairs, nets et précis, sans langues de bois comme quelques «pseudo”spécialistes avertis du sport national qui désignent des coupables sans jamais oser citer leurs noms par peur de perdre leur gagne pain. De notre côté, nous tacherons de rester logiques et toujours aussi pertinents sans pour autant oublier de proposer des solutions.

Depuis une décennie, une douzaine d’entraineurs se sont succédé à la tête de l’équipe nationale. Le résultat est simple et le constat est clair. Jamais de réussite, à part celle de Baddou Zaki, véritable exception car il est le seul qui a disposé du temps suffisant pour former une équipe compétitive et stable (2002-2006).

Se pose alors la question suivante: Devons-nous changer d’entraineur après chaque échec? Par conséquent, devons-nous à nouveau nous séparer de Rachid Taoussi?

Lionsdelatlas. ma a toujours opté pour la stabilité de l’encadrement technique national. Nous avons souvent décrié et dénoncé mais nous avons toujours milité pour la stabilité du staff technique. Le manque de stabilité demeure l’une des causes et raisons principales des échecs répétés des lions de l’atlas depuis quelques années. Il serait, à notre sens, stupide d’aller chercher un nouvel entraineur qui mettra autant de temps pour s’adapter aux spécificités de la sélection nationale et des joueurs qui la composent! Faut-il rappeler que l’actuel sélectionneur n’est en poste que depuis fin septembre. Soit quatre mois d’activité donc un effectif avec les lions. Comment peut-on bâtir une équipe compétitive, capable de jouer les premiers rôles en si peu de temps? Nul besoin de chercher des coupables à cette dernière déroute qui était plutôt prévisible. On ne peaufine pas son travail pendant une grande compétition, on tente de récolter le fruit de son labour qui a duré plusieurs mois, voire plusieurs années.

Certes, Taoussi a commis certaines erreurs tactiques dues essentiellement à son manque d’expérience à ce niveau, mais l’erreur n’est elle pas humaine? Arrêtons de faire les courtisans, Critiquons ce qui est critiquable, évitons d’alimenter ce débat stérile qui oppose pros-locaux aux pros-MRE et laissons ce staff national, jeune et prometteur, travailler en toute sérénité en l’accompagnant avec des critiques objectives et constructives.

Pour une fois, personne ne parle de débâcle. Il y a 4 mois, nous avions perdu tout espoir de faire partie de cette 29ème fête Footballistique Africaine qui devait être l’occasion de récolter le fruit d’un boulot effectué pendant plusieurs mois, voire plusieurs saisons. Est-ce que nous étions dans cette configuration ? Pas sûre, nous n’étions pas suffisamment armés pour affronter les grandes équipes Africaine, et dire le contraire c’est occulter les changements et le nettoyage en profondeur opérés depuis 3 mois. Rachid Taoussi vient de semer les graines d’une nouvelle équipe, elles commencent à peine à s’enraciner, contentons nous de réclamer de l’engagement et de la combativité et soyons patients pour les résultats.