À 17 ans, Abdellah Ouazane a déjà connu l’un des moments les plus difficiles qu’un jeune joueur puisse vivre : Après avoir gagné la CAN U17, il a vu son transfert vers le Real Madrid lui échapper après plusieurs semaines d’attente. Mais loin de s’effondrer, le Lionceau de l’Atlas a transformé cette déception en moteur.
L’an dernier, alors qu’il évoluait avec les moins de 19 ans de l’Ajax à seulement 16 ans, Ouazane était tout proche de rejoindre le club madrilène. Sans contrat professionnel à Amsterdam, l’opportunité semblait idéale. Tout était réuni pour franchir un cap majeur dans sa jeune carrière. Pourtant, après près de trois semaines d’examens médicaux, le verdict est tombé : le transfert ne se concrétiserait pas. Un coup dur qu’il qualifie lui-même de « très décevant ».
Le timing rendait la situation encore plus délicate. La préparation de la nouvelle saison avait déjà commencé et, pendant un court laps de temps, le jeune Marocain s’est retrouvé sans solution claire. Beaucoup auraient pu douter, perdre confiance ou céder au découragement.
Ouazane a choisi de rebondir.
L’Ajax lui a finalement offert un contrat et l’a intégré aux Jong Ajax. Une marque de confiance que Ouazane a su honorer sur le terrain. Cette saison, il a non seulement disputé treize rencontres en Keuken Kampioen Divisie, mais il a également inscrit un but et délivré deux passes décisives en D2 néerlandaise. Mieux encore, il a fait ses débuts en équipe première face à Excelsior Maassluis.
Au lieu de voir l’échec madrilène comme une fin, Ouazane l’a transformé en étape. Sa progression constante démontre une solidité mentale rare pour son âge. Le rêve du très haut niveau n’a pas disparu ; il s’est simplement déplacé, assez pour attiser l’a convoitise de la KNVB.
À Amsterdam, le message est clair : l’Ajax croit toujours en lui. Et si cette désillusion n’était finalement que le premier chapitre d’une trajectoire encore plus grande ?
































