Les prodiges marocains
Les prodiges marocains

Depuis la fin de la CAN 2026, un consensus semble émerger parmi de nombreux supporters marocains. Avant la compétition, Walid Regragui avait appelé à la patience concernant l’intégration de certains jeunes talents. Cette patience, selon beaucoup, a été accordée. Aujourd’hui, à l’approche de la trêve internationale de mars et avec le Mondial en ligne de mire, l’heure serait venue de passer à l’action.

Le dossier Bouaddi symbolise cette attente. Son objectif affiché de disputer le prochain Mondial, renforce l’idée qu’il devrait être intégré dès maintenant afin de s’inscrire pleinement dans le projet à court et long terme. Pour une large frange des supporters, préparer 2026, et surtout 2023, commence dès aujourd’hui, et non à la veille.

Plus largement, l’après-CAN a ravivé le débat sur la gestion générationnelle. Les supporters ne réclament pas une révolution permanente ni un bouleversement systématique de l’ossature. En revanche, ils demandent une concurrence réelle et assumée. Des profils comme Bouaddi, Maamma, Zabiri, Baouf, El Mourabet, Riad ou Ebnoutalib sont souvent cités comme devant être progressivement testés au plus haut niveau. L’idée serait de les mettre en concurrence avec d’autres jeunes déjà présents dans la rotation, Igamane, Abde, El Khannouss, Ben Seghir,… tout en les associant aux cadres afin d’assurer une transition maîtrisée.

Le cœur du débat repose sur un principe simple : le mérite et la forme du moment doivent primer. Une partie importante des supporters reproche au sélectionneur d’avoir retenu pour la CAN des joueurs blessés ou insuffisamment remis physiquement. Ces choix, acceptés mais perçus comme risqués, auraient contribué aux difficultés rencontrées et à l’hécatombe de blessures observée durant et après le tournoi. Pour beaucoup, ces décisions relèvent de la responsabilité du staff technique.

À l’approche du Mondial, la demande principale s’articule autour de critères clairs : compétitivité, régularité, efficacité et état de forme. Indépendamment de l’âge, les supporters souhaitent que les décisions futures soient guidées par la performance sportive plutôt que par l’affect, l’ancienneté ou le statut.

En résumé, le message qui domine est celui d’une transition intelligente : conserver l’expérience nécessaire, mais injecter progressivement du sang neuf et quelques Champions du Monde afin d’instaurer une concurrence saine et bâtir dès maintenant une équipe prête pour 2030, véritable opportunité de sacre mondial pour les Lions de l’Atlas.

Dans le cadre de cette transition générationnelle, certains observateurs avancent le nom du champion du monde U20, Mohamed El Ouahbi, comme possible renfort au sein du staff technique. L’idée serait de l’intégrer aux côtés de Walid Regragui en vue du Mondial 2026, afin d’apporter son expertise victorieuse et de faciliter le passage de la nouvelle génération vers l’équipe A.

Cette hypothèse s’inscrit dans une logique de continuité : capitaliser sur l’expérience acquise avec les sélections de jeunes et créer un pont naturel entre les talents émergents et le groupe professionnel.

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