Lions de l'Atlas
Lions de l'Atlas

La tanière traverse une période délicate, marquée par une multiplication inquiétante des blessures qui frappent de plus en plus les Lions de l’Atlas. Ce phénomène, qui survient à un moment charnière, alimente une forte appréhension au sein du paysage sportif national.

Pris dans un enchaînement d’arrêts forcés et d’indisponibilités prolongées, les internationaux marocains subissent une charge physique de plus en plus lourde, mettant en péril leur régularité et leur rendement, aussi bien avec leurs clubs qu’avec l’équipe nationale. Cette situation intervient alors que les Lions de l’Atlas s’apprêtent à aborder une phase cruciale de préparation en vue des prochaines échéances majeures, notamment la Coupe du monde 2026.

Dernier exemple en date, Abdelhamid Aït Boudlal a dû quitter prématurément la pelouse lors du match opposant le Stade Rennais à Lens, en championnat de France, victime de douleurs musculaires qui l’ont empêché de poursuivre la rencontre. Un nouvel épisode qui vient s’ajouter à une longue liste de coups durs.

Au-delà de l’impact immédiat sur son équipe, cette blessure relance les interrogations sur l’état physique global des joueurs marocains régulièrement engagés dans des compétitions européennes très exigeantes. À Rennes, le staff médical a simplement évoqué une gène musculaire, tout en attendant les examens approfondis pour statuer sur la durée de l’indisponibilité, une situation devenue presque banale dans un calendrier surchargé où le repos est souvent sacrifié.

Aït Boudlal rejoint ainsi d’autres compatriotes déjà à l’infirmerie. Elias Ben Seghir, désormais sous les couleurs du Bayer Leverkusen, est lui aussi contraint à l’arrêt après une blessure aux ligaments de la cheville, nécessitant un protocole de soins strict. Ce contretemps survient alors qu’il tentait de s’imposer durablement dans son nouveau club, transformant cette blessure en frein aussi bien mental que physique.

Les inquiétudes sont encore plus grandes lorsque les blessures s’inscrivent dans la durée. Hamza Igamane, joueur de Lille, poursuit une rééducation longue et délicate après une opération du genou, l’éloignant des terrains pour plusieurs mois, au moment même où il cherchait à confirmer sa progression récente.

Même constat pour Sofyan Amrabat, qui a choisi la voie chirurgicale pour soigner une blessure à la cheville et éviter toute complication future. Si son absence devrait être relativement limitée, elle n’en demeure pas moins perturbante pour un joueur dont l’intensité et la constance physique sont essentielles au rendement.

Dans les buts, Munir El Kajoui n’a pas été épargné non plus. Le gardien de la Renaissance de Berkane a dû se résoudre à une opération de l’épaule afin de régler définitivement un problème récurrent, un choix nécessaire sur le long terme mais qui le tiendra éloigné des terrains pendant une période significative.

Parallèlement, Azzedine Ounahi poursuit sa convalescence après une blessure musculaire qui a freiné son retour à la compétition. Sous surveillance médicale constante, il attend toujours le feu vert pour reprendre progressivement avec son club de Gérone et retrouver un rythme régulier.

Achraf Hakimi est lui aussi touché par la surcharge physique. Le capitaine des Lions de l’Atlas a été préservé lors du choc face à l’OM. De l’incertitude également concernant l’état physique de Nayef Aguerd, Romain Saïss, Anass Salah-Eddine et Adam Masina.

L’accumulation de ces pépins physiques met en lumière les difficultés croissantes auxquelles font face les joueurs marocains à l’étranger, pris dans un engrenage où s’entremêlent surcharge de matchs, exigences élevées et manque de récupération, dans un football moderne toujours plus intense et impitoyable.

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Lions de l'Atlas
Rédacteur spécialisé dans le suivi des Lions de l’Atlas et des joueurs marocains évoluant dans les championnats européens.
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