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Vahid Halilhodzic s’est une nouvelle fois exprimé au sujet des Botolistes et de leur statut en sélection. Le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, s’est exprimé ce lundi en conférence de presse à la veille du match Maroc-Gabon qui doit se jouer à 20 heures au Grand stade de Tanger.

Il en a profité pour remettre une couche au sujet des Botolistes en sélection et a évoqué les joueurs qui seront utilisés demain.

Toujours aussi cash, le Bosnien parle même d’une “reconstruction” du football marocain. “Le public doit savoir que mon arrivée à elle seule ne peut pas provoquer un déclic qui ramènera des victoires à 5-0 dès le début. J’ai déjà testé une quarantaine de joueurs et cette phase devrait encore durer. Ce n’est qu’après que l’on commencera à s’occuper du style et de l’identité de jeu de la sélection marocaine”, déclare le technicien.

Coach Vahid a ensuite parlé du réservoir des Lions et de son ambition face au Gabon: “je compte faire jouer plus de 30 joueurs”. Il souhaite tester le maximum d’éléments face aux coéquipiers de Pierre-Emerick Aubameyang comme il l’a fait contre le Burkina Faso, le Niger et la Libye. “On ne doit pas forcément attendre du beau jeu et des automatismes, car on est en reconstruction, ce qui compte, c’est le résultat”, poursuit le sélectionneur national.

Mais le clou du spectacle fut lorsqu’il a été interrogé sur ses récentes déclarations au sujet du niveau des joueurs de la Botola, qu’il juge au deçà de celui des MRE. Il affirme d’abord qu’il a déjà convoqué 10 joueurs locaux, preuve qu’il n’est pas fermé à leur présence en sélection. Il cite ensuite l’exemple d’Achraf Hakimi. “J’ai déjà assisté à cinq matchs du championnat et j’en ai vu dix à la télé. Ce que je peux dire, c’est que le joueur local manque de rapidité, de puissance et de rigueur tactique. Quand vous comparez Hakimi à ces joueurs, vous avez l’impression que le premier joue au foot et que les autres pratiquent un autre sport”, lance-t-il comme pour clore définitivement le débat.

Il a ensuite confié que les joueurs portent des puces qui déterminent l’effort fourni et la puissance durant les entraînements. “C’est ce qui nous permet de constater cet écart entre les joueurs évoluant en Europe et ceux du Maroc”, précise-t-il.

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