mendoza

Mendoza. On dirait le nom d’un caïd mexicain. On n’en est pas loin en matière de gestion. De son vrai non, Abdelhakim Rizkallah, en tant que joueur, il a un palmarès qui n’arrive même pas aux doigts d’une main.

Qui est Mendoza ?

Rizkallah a intégré l’équipe internationale junior, ensuite l’équipe internationale espoir entre 1965 et 1969. Il remporte deux Coupes du Trône avec le RAC. Stop et fin.

Il tire sa référence en 1977, l’année de la relégation du RAC en deuxième division, pour se lancer dans une carrière d’entraîneur. Il a décroché un diplôme d’entraîneur de 3e degré.

Rizkallah, alias Mendoza est désormais président de l’Amicale des entraîneurs marocains, en plus de faire la valse entre entraîneurs et/ou président du RAC. Cette association, créée par Feu Larbi Ben Mbarek, a les mêmes objectifs que toute autre association: défendre les intérêts des adhérents et donc des entraîneurs nationaux. A première vue, l’amicale serait un excellent accompagnement de notre Botola vers un championnat professionnel.

Cependant, la première impression n’est pas toujours la bonne. A force d’exceller dans les fonctions, de prendre de la confiance et de délimiter ses prérogatives, l’amicale, sous la présidence de Mendoza, a pris la forme d’une boite qui fait du lobby, un groupe de pression et en envers qui, la Fédération Royale Marocaine de Football.

Le pouvoir de Mendoza

Quel type de pression? Vouloir imposer les anciens entraîneurs de la sélection nationale dans la DTN! Osian Roberts, fraîchement nommé au poste de Directeur Technique National, a refusé catégoriquement les dinosaures. J’ai nommé Baddou Zaki, Rachid Taoussi et Fathi Jamal, en somme, 0 titres avec la sélection nationale. On n’impose rien à un Gallois…

Jusqu’ici, tout va bien. Une demande essuyée par un refus. Mais quand le président de la FRMF s’en mêle, et de quelle manière, on commence à se poser des questions. Lekjaa aurait personnellement demandé au nouveau DTN d’embaucher les 3 dinosaures et de leur déléguer la mission de prospection. Non, la prospection est un plan que le Gallois en fait une affaire capitale et non secondaire. Pire, Lekjaa aurait demandé au Gallois de les embaucher avec des postes fictifs…mais quel arme détient Mendoza pour que le président de la FRMF tombe aussi bas?

Les conséquences de sa gestion

Au début de l’article, on a fait la métaphore du surnom de Mendoza au nom d’un caïd mexicain. C’est ce qui s’est passé notamment avec le fameux El Chapo qui a fait abdiquer tout un gouvernement ou bien le légendaire Hoffa des USA…c’est exagéré comme exemple mais ressemblant en matière de pression sur l’organisme maître qui est dans notre cas la FRMF.

Mendoza a 76 ans. Il a eu une carrière footballistique nationale moyenne et pas du tout exceptionnelle. Il y’a des moments ou on devrait se rendre compte que quitter le navire est dans l’intérêt du navire. Mendoza est en train de dissiper tout l’héritage de l’Amicale depuis sa création en la muant vers un groupe de pression. Une pression qui éloigne de plus en plus notre football d’un professionnalisme tant attendu. C’est par ailleurs cette même pression qui se cache derrière les successions d’humiliations et le nombre ahurissant de sélectionneurs virés l’un après l’autre de 2005 à nos jours.

Prendre la défense des droits des entraîneurs est une chose, presser pour leur obtenir des postes au sein de la FRMF, c’en est une autre. Au vu du profil des trois entraîneurs, quel est l’intérêt de les intégrer au sein de la DTN? Ce sont des entraîneurs qui ont fait leur chemin et ont été gracieusement remerciés malgré des performances très relatives, mais surtout aucun titre.

Mendoza ne veut pas lâcher. La relève est présente mais écœurée. Il est temps de reprendre en mains les rênes de l’Amicale et l’orienter vers ses vrais objectifs et prérogatives. Il est temps de demander à Mendoza d’aller se reposer. Quoi qu’il fasse, le parrain aura toujours une fin.