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Lors de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018, le Maroc et la Côte d’Ivoire se neutralisaient (0-0) à Marrakech. Nous sommes en novembre 2016, un mois après un bon point ramené de Libreville.

Comme à leurs habitudes, les journalistes s’étaient lâchés sur les joueurs de l’équipe nationale qu’on ne voyait pas créer l’exploit de se qualifier du fait de leur statut d’Outsiders. Un de ceux qui se pensaient visionnaires ou voyants n’était autre que l’illustre Najib Salmi. Invité lors de l’émission “L’Club”, animée par Jalal Bouzrara, cette figure du paysage journalistique marocain s’était permis de tirer à boulets rouges sur les Lions de l’Atlas ainsi qu’Hervé Renard. Selon son avis qui n’était pas contesté par les spécialistes présents sur le plateau, après le match nul face aux Ivoiriens, l’équipe nationale “était mathématiquement éliminée” et que c’était “impossible” pour elle de rattraper son retard et de se qualifier au Mondial Russie 2018. Après la satisfaction affichée ce mardi soir lors de la même émission consacrée à Hervé Renard après la qualification du Maroc au Mondial, nous invitons nos lecteurs à faire un retour en arrière pour se rappeler de l’état d’esprit qui régnait dans les médias classiques il y a un an. Aujourd’hui, nous y sommes. Quand bien même nous aurions été éliminés de quel droit peut-on se permettre d’étaler son pessimisme et de polluer l’esprit des joueurs ainsi que les supporters qui y croyaient encore ? Aucun. La presse en générale et plus particulièrement au Maroc, distille, dans le but de vendre, la morosité dans l’esprit des supporters. Nous sommes quasi-sûrs que Mr Najib Salmi y croyait et y a toujours cru. Sa responsabilité, ainsi que celle de beaucoup de journalistes “influents” est de faire attention au poids des mots. Ainsi en employant le mot “impossible”, Najib Salmi isole inconsciemment les joueurs et le sélectionneur. La critique n’a absolument rien de constructif, au contraire. Nous allons dire que c’est l’âge. Chez LDA, nous avons toujours défendu le travail sur la durée parce que nous croyons que le travail et la persévérance finissent toujours par payer. Aujourd’hui, nous sommes humblement fiers d’avoir “milité” en faveur d’Hervé Renard, en faveur de la vérité lorsque la sélection était gangrenée par des agents corrompus. L’auteur de ces lignes tient à remercier, au nom de toute la rédaction, Mr Said Abazi, le responsable de LDA. Aujourd’hui devenu figure incontestable dans le paysage journalistique au Maroc, son dévouement pour l’équipe nationale a été immense. Cette qualification est le meilleur fruit de son travail acharné pour la construction de cette équipe. Un soutien sans faille en toute circonstance. Beaucoup de joueurs ne peuvent que le reconnaître. Les échecs essuyés, notamment depuis 2005, sont en grande partie dû à un manque de confiance des joueurs en eux-mêmes. C’est la conséquence de la toxicité des critiques émanant de pseudo-journalistes et d’anciens joueurs. Hervé Renard en a également fait les frais. Eh oui ! Il ne faut jamais oublier que cette qualification, comme tout succès, n’est pas tombé du ciel. La résilience du technicien français aura eu raison des pseudo-analyses ou critiques écoutés par beaucoup de marocains sans opinion tranchée. Fut une époque où les stades étaient quasi-vides lorsque l’équipe nationale disputait un match. Sans ce soutien de poids voulu par Renard, qui n’hésite pas à s’improviser “chauffeur de stade” (NDRL: Maroc – Côte d’Ivoire). En réalité, c’était il y a un an que cette qualification commençait à se dessiner, mieux encore depuis Badou Zaki (il faut savoir le reconnaître). Mais ce qui a fait la différence, c’est évidemment le travail psychologique énorme effectué par Hervé Renard. Ajouté à cela, une discipline sans faille. Bref, un management de très haut niveau. Non Monsieur Najib Salmi, Hervé Renard ne manque pas de formation. Ses prédécesseurs non plus. Seulement, leur métier demande beaucoup de TEMPS, de sacrifices et de mental, plus que se contenter de parler sur un plateau ou écrire un article. Chers collègues, faites bien votre métier et soyez force de proposition.