Lions de lAtlas - 2026
Lions de lAtlas - 2026

La sélection marocaine traverse actuellement une zone de turbulence dans un exercice pourtant crucial : les tirs au but. En effet, les Lions de l’Atlas ont manqué leurs quatre derniers penalties.

Face à l’Équateur (Neil El Aynaoui), au Sénégal (Brahim Diaz), aux Comores (Soufiane Rahimi) et au Mozambique (Ayoub El Kaabi), la sanction a toujours été la même et la frustration aussi. Une série préoccupante de 4 penalties consécutifs manqués qui ne relève plus du simple hasard, mais bien d’un problème à la fois technique, mental et organisationnel.

Ces échecs répétés, en plus de ceux lors de la CAN 2023 (Achraf Hakimi) et la CAN 2029 (Hakim Ziyech) ont eu des conséquences directes sur les résultats. Dans des matchs souvent serrés, où chaque détail compte, un penalty manqué peut faire basculer une rencontre. Il ne s’agit pas seulement d’une occasion ratée, mais d’un véritable tournant psychologique : pour l’adversaire, c’est un regain de confiance immédiat ; pour le Maroc, c’est un coup dur qui peut casser la dynamique.

Sur le plan mental, cette série noire traduit une certaine fébrilité. Le tireur de penalty se retrouve sous pression, d’autant plus lorsque les précédents ont échoué. Le doute s’installe, la prise de décision devient moins naturelle, et l’exécution perd en lucidité. Ce phénomène est bien connu dans le football de haut niveau : la répétition des échecs crée un blocage psychologique collectif.

Techniquement, ces penalties ratés posent également question. Manque de variation dans les frappes, lecture trop facile pour les gardiens adverses, ou encore absence de véritables spécialistes clairement identifiés : autant de facteurs qui peuvent expliquer cette inefficacité. Contrairement aux grandes nations, où une hiérarchie stricte est établie, le Maroc semble encore chercher son tireur attitré.

Sur le plan stratégique, cette situation met en lumière un manque d’anticipation. Le penalty n’est pas un simple geste improvisé, mais un exercice qui se travaille, se répète et se prépare avec rigueur. Les grandes équipes consacrent des séances spécifiques à cet aspect, en intégrant la pression psychologique et les scénarios de match.

Enfin, cette inefficacité pourrait coûter très cher à l’avenir, notamment dans les grandes compétitions où les matchs se jouent souvent sur des détails. Que ce soit en phase de groupes ou lors des matchs à élimination directe, un penalty raté peut compromettre une qualification, voire un titre.

La solution passe donc par une remise à plat : désigner un ou deux tireurs principaux, travailler l’aspect mental avec un accompagnement adapté, et multiplier les répétitions à l’entraînement dans des conditions proches de la réalité.

Car à ce niveau, l’efficacité sur penalty n’est pas un luxe, c’est une nécessité absolue.

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Lions de l'Atlas
Rédacteur spécialisé dans le suivi des Lions de l’Atlas et des joueurs marocains évoluant dans les championnats européens.
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