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Il aura fallu attendre 20 ans pour revoir le Maroc en Coupe du Monde de la FIFA™. Deux décennies de rêves brisés, de déceptions et de doutes avant que les Lions de l’Atlas ne mettent enfin un terme à cette longue attente. Ce moment historique, le peuple marocain le doit d’abord à l’homme de tous les défis, Hervé Renard.

Comptant deux Coupes d’Afrique des Nations de la CAF à son palmarès – et avec deux pays différents, un exploit unique -, le technicien français, spécialiste du football africain, valide le 17 novembre 2017 à Abidjan son premier billet pour une Coupe du Monde, un moment qu’il attendait depuis dix ans. “Mon plus beau souvenir est le retour au pays après la victoire”, assure celui qui a conquis la couronne africaine avec la Zambie en 2012, puis la Côte d’Ivoire en 2015. “Ce sont des jours dont on se rappelle à jamais. “Ce moment a sans doute rappelé aux Marocains le bonheur qu’ils avaient vécu en 1998, lorsque les Lions de l’Atlas avaient réussi à se qualifier pour l’épreuve mondiale en France, grâce à une génération de surdoués. Figure de proue de cette brillante formation, Mustapha Hadji est aujourd’hui l’assistant de Renard. Pour lui, l’équipe actuelle n’est pas si différente de son aînée. “Il y a une solidarité et une fraternité dans ce groupe, et c’est ce qui a fait la force de l’équipe de 1998”, estime l’ancien meneur de jeu. Solide et offensifCompétitive et solide, la sélection marocaine est la seule équipe présente en Russie à ne pas avoir encaissé lors des éliminatoires. Si elle possède une défense solide menée par son capitaine Mehdi Benatia, l’attaque n’est pas à négliger. Le Maroc a inscrit 11 buts durant cette phase dont quatre signés Khalid Boutaib. Autant d’atouts dont devra se servir le Maroc pour espérer se sortir d’un groupe compliqué, comprenant l’Iran, le Portugal et l’Espagne. Mais pas question de partir battu d’avance pour l’entraîneur français. “Nous ne sommes pas là pour nous contenter d’une qualification”, annonce Renard, qui dirige une équipe qui reste sur 18 matches sans la moindre défaite et qui est prête à écrire une nouvelle page d’histoire. En 1986 déjà, les Marocains avaient battu le Portugal et s’étaient qualifiés pour le deuxième tour, une première pour une équipe africaine dans le tournoi mondial. A chaque génération dorée son exploit. Celles de 1986 et 1998 l’ont prouvé. Celle de 2018 veut le confirmer.