Le conflit entre Israël et la Palestine concerne d’abord les peuples directement impliqués. Mais face aux souffrances humaines, l’émotion et l’indignation dépassent naturellement les frontières. Les drames, les pertes et les douleurs n’ont ni nationalité ni religion.
Dans ce contexte, la liberté d’expression demeure un principe fondamental. Chacun doit pouvoir exprimer une opinion, manifester de l’empathie ou porter un regard critique sur une situation, sans s’exposer à des accusations ou à des menaces. Ce droit vaut pour tous, indépendamment des positions défendues. Le revendiquer ne fait pas du juif un raciste anti-goys ou du non-juif un antisémite déclaré.
C’est dans ce cadre que l’international marocain Hakim Ziyech a pris la parole publiquement, réagissant à une actualité, trop sensible pour lui, liée à la situation des prisonniers palestiniens.
La polémique a débuté lorsque Hakim Ziyech a partagé sur son compte Instagram une image montrant Itamar Ben-Gvir célébrant l’adoption par la Knesset d’une loi controversée concernant l’exécution de prisonniers palestiniens. Le Lion de l’Atlas a accompagné cette publication d’un commentaire critique, interrogeant la justification de cette mesure.
La réaction du ministre israélien Itamar Ben-Gvir a été immédiate et particulièrement virulente. Il a attaqué le le Lion de l’Atlas, l’accusant notamment d’antisémitisme et rejetant la légitimité de ses propos. Ses déclarations ont également pris un ton menaçant, évoquant un durcissement de la réponse face à ce type de prises de position.
Le ministre est allé jusqu’à affirmer que Hakim Ziyech, ainsi que d’autres voix critiques, ne resteraient pas sans réponse. De tels propos, par leur nature, posent question au regard des principes fondamentaux, notamment celui de la liberté d’expression, qui implique le droit de s’exprimer sans intimidation.
Chacun est libre d’adhérer ou non aux positions exprimées par le joueur marocain. En revanche, le droit de les exprimer ne saurait être remis en cause. Dans un débat aussi sensible, le respect de ce cadre reste essentiel.
Cette séquence illustre une nouvelle fois à quel point les prises de parole publiques autour de ce conflit peuvent susciter des réactions fortes, et souligne l’importance de préserver un espace d’expression respectueux des droits fondamentaux.
Face au Lion de l’Atlas, l’araignée, même mygale, ne tisse pas une toile d’intimidation. Elle oppose des idées, pas des menaces…


































