Courtisé par deux nations et scruté de près par les médias, Ayyoub Bouaddi se retrouve au cœur d’un véritable feuilleton autour de son avenir international. Harcelé par la presse française sur son choix de sélection, le jeune franco-marocain continue d’entretenir le flou, laissant planer le doute du côté de la Fédération française de football (FFF).
Présent avec l’équipe de France Espoirs, le milieu de terrain du LOSC était en conférence de presse à la veille du match des Bleuets face à l’Islande, prévu à Auxerre. Une nouvelle occasion pour les journalistes de tenter d’obtenir une réponse claire sur ses intentions… en vain.
Face aux questions insistantes, Bouaddi est resté fidèle à sa ligne de conduite : prudence et réflexion. « Pour l’instant, je n’ai pas fait de choix. La sélection, c’est une décision importante dans une carrière. Je préfère prendre mon temps et ne rien précipiter », a-t-il déclaré.
Un discours mesuré qui traduit l’importance de l’enjeu. Car derrière ce choix se joue bien plus qu’une simple orientation sportive : il s’agit d’un engagement identitaire, émotionnel et familial. « C’est un choix personnel, un choix du cœur. Il faut aussi prendre en compte l’avis de la famille et des proches. Il n’y a pas de pression », a-t-il ajouté.
Malgré les tentatives de la FFF pour le séduire, notamment à travers un rôle important au sein des Espoirs, voire le brassard de capitaine, Bouaddi ne semble pas pressé de trancher. Une posture qui maintient les dirigeants français dans l’incertitude, tandis que le Maroc, de son côté, continue de suivre le dossier de près et de multiplier les approches pour le convaincre.
L’incertitude française profite au Maroc
Le flou entretenu par Ayyoub Bouaddi joue clairement en faveur du Maroc. Car dans ce type de dossier, l’absence de décision est déjà une indication en soi.
Si le joueur avait une conviction ferme en faveur de l’équipe de France, il aurait très probablement déjà officialisé son choix, surtout dans un contexte où la FFF multiplie les attentions à son égard, notamment en lui confiant des responsabilités importantes chez les Espoirs.
Or, le fait qu’il prenne son temps, qu’il insiste sur la dimension émotionnelle et familiale de sa décision, et qu’il refuse de se projeter avec les Bleus à court terme, laisse entendre que l’option marocaine reste plus que crédible.
Ce type de discours est souvent révélateur chez les binationaux : lorsqu’un joueur penche clairement d’un côté, il finit généralement par trancher rapidement. À l’inverse, lorsqu’il temporise, c’est que le dilemme est réel, et que l’autre option, en l’occurrence le Maroc, pèse fortement dans la balance.
































