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Les Marocains établis à l’étranger ont un “rôle fondamental” à jouer dans le développement du royaume. C’est en tout cas la vision clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour promouvoir la croissance du pays.

En effet, les MRE peuvent apporter leur expérience et leur expertise pour soutenir le développement du pays dans divers domaines. Le sport a une part privilégiée comme en témoigne la volonté du Palais à offrir les meilleures infrastructures à ses sportifs, vitrines de l’excellence locale. Et dans ce domaine, il existe encore un énorme faussé entre les intérêts du lobby existant et la Volonté Royale pour dynamiser ce secteur en s’ouvrant bien évidemment aux compétences MRE.

Le lobby local

Le lobby actuel, représenté par l’amicale des entraîneurs, refuse l’ouverture vers les compétences MRE. Le pauvre Mustapha Hadji subit la foudre des critiques depuis plus de cinq ans. Il est même devenu leur cible préférée en raison de la place qu’il occupe au sein du staff national.

Les Karama, Karkache ou encore Fouzi Jamal ont vite appris à leurs dépens qu’il serait difficile de s’imposer au Maroc sans pacte avec l’amicale. Oualid Regragui n’est que l’exception qui confirme l’influence et la discrimination exercées par cette association des “vieux” entraîneurs.

L’objectif de l’amicale est de militer sans relâche pour les intérêts et la présence de ses membres sur les bancs des clubs marocains. Malheureusement, elle exclut les entraîneurs marocains formés en Europe. Ces derniers éprouvent d’énormes difficultés pour signer des contrats avec les clubs de la Botola. Pourtant, ils sont formés et diplômés des hautes écoles du vieux continent, référence en la matière. En revanche, un coach local, aussitôt licencié, aussitôt engagé pour être viré quelques mois plus tard. Ce sont toujours les mêmes têtes qui passent d’un club à l’autre et ce, depuis des décennies. On citera l’exemple des Fakhir, Amri ou encore Zaki qui ont coaché à eux trois, la totalité des clubs pros marocains. Ils connaissent tous les vestiaires par cœur.

A quand le rajeunissement des cadres ?

Fort heureusement, la jeune garde, représentée par Sektioui, Saber, Sefri et d’autres ex-internationaux, commence à pointer le bout de son nez. Elle est au stade de débutante alors qu’elle devait confirmer depuis quelques saisons.

Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on. Si possible avec les MRE, dont le nombre dépasse les 6 millions. Ils constituent une force économique, sociale et sportive dans leurs pays d’accueil. Et comme c’est judicieux de racoler les meilleurs d’entre eux pour combler les lacunes de la tanière, il serait tout aussi judicieux de leur ouvrir les autres secteurs. Le management, la formation et l’encadrement en ont bien besoin !

A défaut, ces cadres marocains, hautement qualifiés, finiront par offrir leurs services et expertise à des pays étrangers plutôt qu’au Maroc. Plusieurs d’entre eux sont déja actifs dans des clubs européens. Beaucoup souhaitent que la chance leur soit donnée pour mettre leurs compétences au profit du football national. Mais faut-il encore que l’amicale le veuille bien, elle qui accepte facilement un cadre étranger qu’un cadre MRE. La DTN ne fait pas mieux !