Communiqué :
1. Le président de la Fédération sénégalaise, fidèle à ses maladresses verbales, a utilisé un langage médiéval ainsi qu’un lexique belliqueux et infamant, allant jusqu’à qualifier un recours devant la TAS de « croisade morale et juridique ».
Ce lexique médiéval, doublé d’accusations de « braquage administratif », trahit une fébrilité manifeste. On ne plaide pas une cause technique avec les mots de la guerre. La qualification de « grossière » par nos respectables confrères d’une décision issue d’une procédure parfaitement contradictoire, où chaque partie a pu s’exprimer, relève au mieux de l’émotion, au pire de la mauvaise foi.
2. N’en déplaise à la FSF et à ses conseils, le droit n’est pas une matière figée. La décision du Jury d’Appel ne sort pas du néant ; elle constitue une création jurisprudentielle salvatrice venant combler une lacune textuelle concernant l’abandon de terrain.
S’inscrivant dans la lignée de la jurisprudence prétorienne du TAS, cette décision fera date : elle marque la fin de l’ère de la « Baltaja » (voyoucratie sportive) sur les pelouses africaines. Désormais, le chantage au retrait ne pourra plus suppléer l’éthique sportive.
3. Le Président de la FSF s’est aventuré sur un terrain glissant en qualifiant l’incarcération de 18 supporters de « chantage politique ». Il semble oublier que nul n’est au-dessus des lois, surtout lorsque les actes de vandalisme et les agressions reprochés sont authentifiés par des preuves vidéographiques irréfragables. Prétendre le contraire est une injure à la souveraineté judiciaire du Royaume du Maroc.
La justice marocaine, indépendante, traite les délits de droit commun avec la rigueur de la loi, loin de toute considération footballistique. À cet égard, le Président de la FSF n’est en position de distribuer des brevets d’éthique au regard de l’actualité récente en matière de corruption dans son propre environnement.
4. DIGRESSIONS BAROQUES ET ABSENTEIT
Le collège de conseils s’est égaré dans un registre sémantique pour le moins baroque, évoquant l’« Île de Ré » ou l’esclavage pour contester un litige sportif. Ces références mémorielles, dénuées de tout lien de connexité avec le sujet, ne servent qu’à masquer une absence totale d’arguments techniques.
Ce naufrage intellectuel illustre l’incapacité des conseils de la FSF à fonder leur contestation sur des moyens de droit sérieux.
5. Enfin, il convient de rappeler que le Maroc, lorsqu’il a vu ses prétentions rejetées en première instance, a exercé ses voies de recours dans la dignité, sans jamais céder à la tentation du populisme judiciaire.
L’affirmation selon laquelle le Maroc serait un « champion sans championnat » confine au ridicule, tout en constituant un aveu implicite : elle reconnaît de fait que le Maroc est bel et bien le champion d’Afrique et qu’il a remporté, sur tous les fronts, cette bataille juridique et institutionnelle.


































