C’est une victoire qui dépasse largement le simple cadre d’un premier tour. À 24 ans, Taha Baadi, classé 587e mondial, a créé la sensation lundi 30 mars en s’imposant au tournoi ATP 250 de Marrakech, sur terre battue. Bénéficiaire d’une wild-card, le joueur marocain a signé la plus belle performance de sa carrière en dominant l’Australien Aleksandar Vukic, pourtant 84e mondial.
Une performance exceptionnelle face à un joueur du Top 100
Peu d’observateurs auraient parié sur un tel scénario. Opposé à un adversaire largement mieux classé et habitué au circuit principal, Baadi a pourtant su imposer son rythme et son engagement.
Après un premier set parfaitement maîtrisé (6-2), le Marocain a connu un léger passage à vide dans la deuxième manche (3-6), avant de reprendre totalement le contrôle dans le set décisif, qu’il a dominé avec autorité (6-1).
Certes, Vukic n’évolue pas dans sa meilleure période et reste moins à l’aise sur terre battue, mais cela n’enlève rien à la portée de cet exploit. Pour Baadi, dont le meilleur classement en carrière n’a jamais dépassé la 560e place mondiale, il s’agit tout simplement de sa première victoire sur le circuit ATP.
Un rêve qui continue pour le Marocain
Ce succès marque un tournant dans la carrière du joueur marocain. Il lui ouvre les portes des huitièmes de finale, où il affrontera le Français Corentin Moutet, actuel 32e mondial et véritable spécialiste de la terre battue.
Le défi s’annonce de taille, mais après un tel exploit, Baadi peut nourrir des ambitions. Sa performance prouve qu’il est capable de rivaliser, au moins ponctuellement, avec des joueurs bien mieux classés.
Une présence marocaine renforcée dans le tableau principal
Baadi n’est pas le seul représentant marocain engagé dans le tournoi. Deux autres jeunes talents bénéficient également d’une invitation :
- Karim Bennani (18 ans, 731e mondial), opposé au Français Quentin Halys (90e mondial), connu pour la puissance de son service.
- Reda Bennani (19 ans, 555e mondial), considéré comme l’un des grands espoirs du tennis national, qui affronte l’Italien Mattia Bellucci (73e mondial).
Cette présence marocaine en nombre dans le tableau principal témoigne d’une volonté de mettre en lumière la nouvelle génération.
Des qualifications difficiles pour les joueurs africains
En revanche, les phases qualificatives n’ont pas souri aux représentants africains. Le Sud-Africain Lloyd Harris et le Tunisien Moez Echargui ont échoué au dernier tour, tandis que le Marocain Amine Jamji a été éliminé dès son entrée en lice.

































