Anouar Ait El Hadj

A Anderlecht, commune de Bruxelles, le seul joueur bruxellois dans le noyau du club s’appelle : Anouar Ait El Hadj, pur maroxellois sorti de l’académie de Nerpeede après ses premières classes au Brussels.

Cette particularité “ne veut pas dire que je suis le chouchou de Kompany”, lance le belgo-marocain dans une interview du Soir. Après le départ de quelques joueurs, le jeune milieu de terrain a pris position en tant que n°10 des Mauves. Il n’a pas encore convaincu à cent pour cent, mais il a largement montré qu’il y avait du potentiel dans ses dribbles et une très bonne lecture de jeu dans ses passes. Ce n’est pas pour rien qu’il est souvent comparé à M’bark Boussoufa.

À 18 ans, le gamin de Molenbeek monte enfin sur la grande scène en fêtant sa cinquième titularisation de la saison la semaine dernière. Cette fois-ci en tant que numéro 10 dans son club de toujours : Anderlecht. “J’y suis arrivé en U11 , explique-t-il. J’ai commencé à taper le ballon dans le salon et j’ai cassé pas mal de trucs alors mon père m’a inscrit au Brussels où je suis resté quatre ans avant de faire une saison à La Gantoise.”

Anouar Ait El Hadj explique qu’il a demandé à son coach qu’il voulait à terme se faire une place dans le onze de base de l’équipe et qu’il travaille dur pour cela. Le marocain de 18 ans se sent capable d’assumer le rôle de numéro dix mais il ne se met pas de pression inutile pour l’instant, il sait qu’il doit être plus décisif pour y arriver. “Je ne me mets pas de pression, mais il faut être décisif sur ma position“, souligne-t-il.

Et d’ajouter : “Ce dont j’ai besoin maintenant pour sortir complètement d’ici, ce sont des buts et des aides. Je ne vais pas mentir à ce sujet: ça me manque toujours. Ils accéléreraient ma carrière. Je pratique ma finition tous les jours.

Contre Oud-Heverlee Leuven, le milieu de terrain de 18 ans était le numéro dix à la place de Michel Vlap. “J’ai maintenant analysé le match“, poursuit El Hadj à Het Nieuwsblad. “C’était bien, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Surtout, je dois oser viser plus“.