La dynamique des entraîneurs marocains sur la scène internationale pourrait franchir un nouveau cap à l’approche de la Coupe du Monde 2026. Alors que plusieurs sélections finalisent leurs préparatifs, l’hypothèse de voir un troisième sélectionneur marocain sur les bancs du Mondial prend de plus en plus d’ampleur.
D’ores et déjà, le Maroc sera représenté par Mohamed Ouahbi, récemment nommé à la tête des Lions de l’Atlas, avec pour mission de bâtir un groupe compétitif capable de briller sur la scène mondiale. Dans le même temps, la Jordanie sera dirigée par Jamal Sellami, autre technicien marocain reconnu, qui poursuit son ascension après ses expériences réussies sur la scène arabe.
Renard fragilisé, la piste marocaine relancée
Dans ce contexte, la situation d’Hervé Renard à la tête de la sélection saoudienne attire particulièrement l’attention. Fragilisé par une lourde défaite (4-0) face à l’Égypte en match amical, le technicien français fait l’objet de critiques virulentes de la part des médias et observateurs saoudiens.
Le débat s’est intensifié sur les plateaux télévisés, notamment dans l’émission « Action avec Walid », où plusieurs consultants estiment que Renard a atteint ses limites et qu’un changement pourrait être envisagé avant le Mondial.
C’est dans ce climat tendu que les noms de deux entraîneurs marocains, Walid Regragui et Houcine Ammouta, ont été avancés comme des alternatives crédibles pour reprendre les rênes de la sélection saoudienne.
Regragui et Ammouta, symboles de l’expertise marocaine
Ces propositions ne sont pas anodines. Elles illustrent la montée en puissance des techniciens marocains, dont la réputation dépasse désormais largement les frontières nationales.
Walid Regragui, fort de son expérience et de son leadership, ainsi que Houcine Ammouta, reconnu pour sa rigueur tactique et sa capacité à construire des équipes solides, incarnent cette nouvelle génération d’entraîneurs capables de s’imposer au plus haut niveau.
Leur éventuelle nomination à la tête de l’Arabie saoudite ouvrirait la voie à un scénario inédit : la présence de trois sélectionneurs marocains lors de la Coupe du Monde 2026.
Le facteur temps, obstacle majeur
Cependant, ce scénario reste conditionné à un élément clé : le timing. À quelques mois du Mondial, changer de sélectionneur représente un pari risqué.
Certains observateurs saoudiens, à l’image du journaliste Mohamed Al-Sheikh, reconnaissent la qualité des profils marocains évoqués, tout en mettant en garde contre une décision précipitée. Le manque de temps pour intégrer de nouvelles idées tactiques et créer une cohésion de groupe pourrait pénaliser davantage la sélection.
Une influence marocaine grandissante
Quoi qu’il en soit, cette situation confirme une tendance forte : l’influence croissante des entraîneurs marocains sur la scène internationale.
Avec Mohamed Ouahbi à la tête du Maroc et Jamal Sellami aux commandes de la Jordanie, la présence marocaine est déjà assurée au Mondial. Reste désormais à savoir si un troisième technicien viendra compléter ce tableau et marquer un peu plus l’histoire du football marocain.
Une chose est sûre : le scénario prend forme… et il pourrait bien devenir réalité.































