Brahim Diaz contre l'Equateur
Brahim Diaz contre l'Equateur

En accrochant l’Équateur (1-1), les Lions de l’Atlas de Mohamed Ouahbi ont livré une prestation globalement encourageante face à la 2è meilleure équipe du moment et dans un contexte loin d’être évident.

Entre le changement de sélectionneur et les répercussions encore présentes de la polémique liée à la finale de la CAN 2025, cette rencontre avait tout d’un test délicat.

Et pourtant, malgré ces turbulences, la sélection marocaine a montré des signes positifs loin de ses zones, tant dans l’état d’esprit que dans l’organisation. Une reprise sérieuse qui laisse entrevoir les bases d’un nouveau projet en construction.

Un adversaire de très haut niveau

Il faut dire que l’opposition était tout sauf anodine. L’Équateur s’impose aujourd’hui comme l’une des équipes les plus solides du continent sud-américain, juste derrière l’Argentine, championne du monde en titre.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : deuxième des éliminatoires avec 29 points en 18 matchs, la Tri affiche une régularité impressionnante (8 victoires, 8 nuls, 2 défaites). Mais c’est surtout sa solidité défensive qui force le respect : seulement 5 buts encaissés, soit la meilleure défense de la zone, loin devant des nations comme le Brésil (17 buts encaissés) ou la Colombie (18). Pourtant, les Champions d’Afrique auraient pu marquer un 2è but ce vendredi à Madrid si le penalty de Neil El Aynaoui avait été bien transformé.

Sous la houlette de Sebastián Beccacece, l’Équateur a trouvé un équilibre redoutable. Certes, son attaque reste modeste (14 buts), mais sa rigueur tactique et sa discipline collective en font une équipe extrêmement difficile à manœuvrer.

Un test grandeur nature avant le Mondial

Ce match prend encore plus de valeur dans la perspective de la Coupe du Monde, où le Maroc sera notamment confronté au Brésil.

Dans ce contexte, affronter l’Équateur représente un test grandeur nature. Par son intensité, sa discipline et son pressing, la Tri offre un aperçu réaliste des exigences du très haut niveau international, et notamment de ce que peuvent proposer les grandes sélections sud-américaines.

Tenir tête à une telle équipe, déjà bien rodée, est donc un signal encourageant pour une sélection marocaine encore en phase de construction.

Une première pour Ouahbi… et du travail en vue

Il ne faut pas oublier qu’il s’agissait du tout premier match des Lions de l’Atlas sous les ordres de Mohamed Ouahbi.

Une première sortie qui sert avant tout de base de travail. Le groupe est encore en phase d’adaptation, et il faudra du temps pour assimiler pleinement la philosophie que le technicien marocain souhaite instaurer, aussi bien sur le plan tactique que dans l’intensité et l’état d’esprit.

Au final, ce match nul face à l’Équateur est à la fois rassurant et révélateur. Rassurant, car le Maroc a su tenir tête à une équipe du top mondial malgré un contexte difficile. Révélateur, car il met en lumière des manques évidents, notamment en termes de grinta, d’impact physique et de constance.

Une chose est sûre : les bases sont là… mais le chantier ne fait que commencer.

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Lions de l'Atlas
Rédacteur spécialisé dans le suivi des Lions de l’Atlas et des joueurs marocains évoluant dans les championnats européens.
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