Lors du match amical entre le Maroc et l’Équateur (1-1), les Lions de l’Atlas dirigés par Mohamed Ouahbi ont été confrontés à une équipe équatorienne particulièrement accrocheuse, conquérante et très agressive dans le pressing.
Dès les premières minutes, le « Tri » a imposé une intensité physique élevée et un pressing constant, perturbant considérablement la construction du jeu des Champions d’Afrique. Cette approche tactique a empêché les Lions de l’Atlas de développer leur football habituel et de monopoliser le ballon, pourtant au cœur de leur animation en 4-3-3.
Face à cette adversité, le onze de départ marocain a affiché un déficit notable en termes d’agressivité et d’impact dans les duels. Trop souvent en retard ou en manque d’engagement, les joueurs marocains ont subi le rythme imposé par leurs adversaires.
Dans ce contexte, Issa Diop et Brahim Diaz, se sont distingués comme les rares éléments à répondre présent sur le plan physique. Désireux de s’imposer et de marquer des points, les deux Lions de l’Atlas n’ont pas hésité à aller au combat, quitte à commettre des fautes pour récupérer le ballon, stopper les offensives adverses et soulager l’équipe.
En revanche, plusieurs cadres techniques tels qu’Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui, Ismaël Saibari, Abde Ezzalzouli… Rabie Hrimat, ont semblé en difficulté dans ce registre, peinant à imposer leur présence dans les duels et à répondre à l’agressivité adverse.
Au final, cette rencontre a mis en évidence un manque criant de grinta du côté marocain, cette combativité indispensable pour rivaliser face à un adversaire physiquement engagé et intense.
Cependant, l’entrée en jeu d’Anass Salah-Eddine, Bilal El Khannouss et Chemsedine Talbi a apporté un nouveau souffle à l’équipe. Grâce à leur grinta et leur fraîcheur physique, les Lions de l’Atlas ont progressivement comblé ce déficit, retrouvant de l’impact dans les duels et plus de justesse dans leurs enchaînements. Cette montée en puissance a permis au Maroc de revenir au score en fin de match, illustrant l’importance de l’intensité et de l’engagement dans ce type de confrontation.
Il convient également de souligner qu’il s’agissait du tout premier match des Lions de l’Atlas sous les ordres de Mohamed Ouahbi. Une première sortie qui sert avant tout de base de travail, alors que le groupe est encore en phase d’adaptation. Du temps sera nécessaire pour assimiler pleinement la nouvelle philosophie de jeu que le technicien marocain souhaite instaurer au sein de la tanière, tant sur le plan tactique que dans l’intensité et l’état d’esprit.

































