Maroc - Sénégal
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La Fédération sénégalaise de football (FSF) aurait revu sa position concernant la décision du jury d’appel de la CAF. Après plusieurs réunions entre responsables fédéraux et autorités étatiques, l’option de ne pas saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) prendrait de plus en plus d’ampleur.

Selon plusieurs sources concordantes, cette prudence s’explique par la crainte de répercussions juridiques et politiques potentiellement plus lourdes que la décision initiale.

Un rapport d’experts défavorable à une escalade

Des analyses menées par des juristes et conseillers de haut niveau, transmises à la présidence sénégalaise, auraient mis en évidence la solidité du dossier défendu par la Fédération royale marocaine de football (FRMF). À l’inverse, les arguments sur lesquels pourrait s’appuyer la Fédération sénégalaise de Football (FSF) en cas de recours seraient jugés fragiles, avec un risque élevé de confirmation de la décision rendue par la CAF.

Plus encore, un passage devant le TAS pourrait entraîner l’examen détaillé de certains éléments sensibles liés au déroulement de la finale, exposant potentiellement la partie sénégalaise à des sanctions supplémentaires.

Un recours devant le TAS ne ferait pas seulement confirmer la décision de la CAF, mais pourrait également ouvrir la voie à la divulgation d’informations embarrassantes.

Dans ce contexte, certains éléments externes pourraient aussi peser dans la balance. Côté marocain, des sources évoquent notamment un projet de documentaire Netflix en préparation autour de la CAN et de sa finale, susceptible de conforter davantage la version marocaine des faits.

Une pression politique interne

La situation est également compliquée par certaines prises de position politiques. Les déclarations du président Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le communiqué officiel dénonçant la décision de la CAF, ont introduit une dimension politique dans le dossier.

Cette implication aurait suscité des réserves au sein même des cercles décisionnels, notamment après l’analyse des experts mettant en garde contre les conséquences d’une escalade juridique.

Une stratégie de désescalade privilégiée

Dans ce contexte, une tendance se dessine : éviter de porter l’affaire devant le TAS afin de limiter les risques.

Cette option permettrait d’éviter une confirmation judiciaire défavorable, de contenir d’éventuelles révélations sensibles et de limiter l’impact politique et médiatique.

Le choix de ne pas faire appel apparaîtrait ainsi comme une stratégie visant à maîtriser la situation plutôt qu’à l’exposer davantage.

Une position marocaine renforcée

Si cette orientation se confirme, elle viendrait conforter la position du Maroc, dont le dossier est décrit comme cohérent, structuré et solidement étayé.

En cas de recours, les éléments disponibles pourraient clairement jouer en faveur de la partie marocaine, ce qui expliquerait les hésitations croissantes du côté sénégalais.

Entre risques juridiques, enjeux politiques et crainte d’un effet boomerang, le Sénégal semble désormais privilégier la prudence. Une décision qui, si elle se confirme, pourrait marquer un tournant dans ce dossier… et renforcer davantage la position du Maroc sur la scène continentale en dépit de la propagande anti-marocaine que mènent certains médias étrangers.

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Lions de l'Atlas
Rédacteur spécialisé dans le suivi des Lions de l’Atlas et des joueurs marocains évoluant dans les championnats européens.
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