À ce stade, plusieurs pays ont manifesté leur volonté d’accueillir la CAN 2028, notamment l’Éthiopie ainsi qu’une candidature conjointe Botswana–Namibie–Afrique du Sud. Ces dossiers existent, mais ils restent encore incertains, incomplets ou dépendants de lourds investissements en infrastructures.
Face à cela, le Maroc apparaît une nouvelle fois comme le pays le mieux préparé du continent, grâce à des stades homologués, une logistique éprouvée et une expertise reconnue après plusieurs compétitions d’envergure. La CAN 2025 a d’ailleurs confirmé définitivement que le Royaume dispose d’un standard d’organisation supérieur à la moyenne africaine, salué par de nombreuses fédérations et par les instances internationales.
Pourtant, malgré ce statut de favori naturel, les responsables marocains ont clarifié leur position : le Maroc n’a, pour l’instant, déposé aucune candidature officielle pour la CAN 2028. Et surtout, rien n’indique qu’il compte se lancer dans cette course à court terme après les événements et les polémiques stériles qui ont entaché l’édition 2025.
La raison est simple et stratégique.
Le Maroc se prépare à un calendrier sportif extrêmement dense en vue du Mondial 2030, coorganisé avec l’Espagne et le Portugal. À ce titre, il accueillera déjà de nombreux événements footballistiques majeurs, la CAN féminine 2026, des compétitions mondiales de jeunes footballeuses, des tournois pré-Mondial,…
Le Maroc n’aura pas besoin de la CAN 2028 pour préparer le Mondial 2030, La Coupe du Monde des Clubs 2029 lui suffira largement comme répétition générale.
Dans ce contexte, la priorité marocaine n’est plus de multiplier les CAN, mais plutôt de concentrer ses efforts sur la réussite logistique, sportive et diplomatique d’événements footballistiques mondiaux.
Accueillir une nouvelle CAN à 2 ans du Mondial pourrait créer une surcharge organisationnelle inutile, là où le Maroc souhaite optimiser ses infrastructures et maintenir une dynamique cohérente de préparation.
Ainsi, si le Maroc figure toujours dans l’esprit des observateurs comme un candidat idéal pour n’importe quelle édition africaine, la logique actuelle est celle de la sélectivité. Le Royaume n’a rien à prouver, il a démontré sa capacité, consolidé son leadership continental et il s’oriente désormais vers une stratégie calibrée pour 2030.
Même si d’autres pays ont officiellement déposé leur candidature pour la CAN 2028, l’absence de dossier marocain n’est pas un retrait, mais un choix stratégique. Le Maroc avance selon ses priorités, sans se laisser entraîner dans une compétition d’organisation qu’il n’a pas besoin de gagner pour rester la référence africaine. Il a déjà gagné…


































