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CAF : hier acceptée, aujourd’hui critiquée, la règle qui dérange avec le Maroc

CAN Maroc 2025
CAN Maroc 2025

Quel soudain élan de vertu. Depuis l’attribution du titre de la CAN 2025 au Maroc sur décision du jury d’appel de la CAF, une partie des médias s’est découverte une passion brûlante pour “l’éthique”, “l’équité” et “l’intégrité du football africain”.

Éditoriaux indignés, plateaux enflammés, analyses dramatiques… Le football africain serait donc aujourd’hui au bord du gouffre. Rien que ça. Mais une question simple s’impose : où étaient ces mêmes voix lorsque des décisions similaires ont été prises par cette même instance en faveur du Sénégal, dans un silence quasi général ?

Mémoire courte ou indignation à géométrie variable ?

Sans précédant disent-ils par ignorance où par indignation sélective…Retour en arrière.

Lors de la CAN U17 en Tanzanie, la Guinée, finaliste de la compétition, avait été tout simplement disqualifiée quelques semaines après la découverte de fraude sur l’âge de deux de ses joueurs. Résultat : de lourdes sanctions à commencer par l’exclusion du tournoi, l’annulation de tous ses résultats… et un billet pour la Coupe du monde attribué au Sénégal.

À l’époque, la décision émanait déjà du jury disciplinaire de la CAF. Le même organe aujourd’hui vivement critiqué. Mais là, curieusement, pas de tempête médiatique. Pas de débats interminables sur la “crédibilité” des institutions africaines. Pas de grands discours sur une injustice supposée.

Le Sénégal avait profité de la situation, logiquement au regard du règlement. Et personne, ou presque, n’y trouvait à redire.

Quand la règle dérange… selon le bénéficiaire

Aujourd’hui, le scénario se répète : une décision tardive, lourde de conséquences, rendue par les instances de la CAF. Mais cette fois, le bénéficiaire s’appelle le Maroc, pas le Sénégal de Claude le Roy.

Et soudain, tout devient problématique. Ce qui était hier une application normale du règlement devient aujourd’hui un scandale. Ce qui était accepté sans broncher devient une “dérive”.

Difficile de ne pas y voir une indignation à géométrie variable, dictée davantage par la propagande anti-marocaine, le contexte et les protagonistes que par de réels principes.

Le deux poids, deux mesures

Le plus frappant dans cette séquence reste le contraste. D’un côté, une décision similaire passée sous silence lorsqu’elle favorisait certains.
De l’autre, une avalanche de critiques lorsque le Maroc en bénéficie.

Le fond du problème n’est peut-être pas la décision en elle-même… mais bien à qui elle profite.

Une réalité que certains refusent d’accepter

Oui, la décision est lourde. Oui, elle intervient tardivement. Mais elle s’inscrit dans un cadre réglementaire déjà appliqué par le passé.

Le rappeler n’est pas défendre une position, c’est simplement remettre les faits au centre du débat. Au final, cette affaire révèle moins une crise de gouvernance qu’un malaise médiatique. Car si l’on veut vraiment parler de justice et d’équité, encore faut-il le faire avec constance. Sinon, cela ressemble surtout à une indignation opportuniste.

Rappelons aussi qu’en plus de la disqualification de la Guinée, les deux joueurs du Syli National U17, Aboubacar Conte et Tidiane Keita, ont été interdits de toute activité liée au football pour une période de deux ans. La sélection a été suspendue des éditions 2019 et 2021 de la CAN U17 en vertu des textes de la CAF et la fédération nationale de football sanctionnée d’une amende de 100.000 dollars.

Les jeunes joueurs de la Guinée ont été contraint de rendre les médailles d’argent décernées lors de la finale perdue face au Cameroun.

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Lions de l'Atlas
Rédacteur spécialisé dans le suivi des Lions de l’Atlas et des joueurs marocains évoluant dans les championnats européens.
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