Deuxième adjoint d’Hervé Renard, Mustapha Hadji s’est prononcé sur l’échec des Lions de l’Atlas en Coupe d’Afrique des Nations 2019. Selon lui, c’est tout le staff technique qui doit endosser la responsabilité de l’élimination précoce. Détails.

C’est sur les ondes de Radio Mars que Mustapha Hadji a décrypté l’élimination des Lions de l’Atlas dès les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Pour lui, le Maroc avait tous les moyens et les qualités pour aller le plus loin possible dans ce tournoi, mais certains mauvais choix ont mené à ce fiasco.

“On est responsables de la prestation et de la défaite contre le Bénin. On a fait de mauvais choix et on a pas su trouver des solutions contre une équipe qui a terminé son match à 10. Il ne faut pas blâmer les joueurs ni la fédération, c’est la faute du staff technique”, reconnaît-il.

Interrogé sur les choix de joueurs et la polémique autour de l’absence des éléments de la Botola, Hadji répond, « Je constate qu’il y a quatre clubs qui ont étaient énormes sur le plan africain, avec de grands joueurs, aujourd’hui, et là je parle pour moi et de ma vision, ça serait logique de convoquer des joueurs de la Botola en équipe nationale, et je ne parle de deux ou trois joueurs, je vous parle d’un ensemble de joueurs qui ont été à la hauteur de ce qu’on attend d’eux (…) tu ne peux pas aller jouer une finale, aller chez les Tunisiens et les Égyptiens, les mettre en difficulté et ne pas jouer en équipe nationale, ce n’est pas normal ». 

Concernant sa relation avec Hervé Renard, Mustapha Hadji explique que le seul patron c’est le Français. “Je dis ce que je pense, mais la décision finale lui revient toujours. C’est mon patron. Par exemple, je n’étais pas d’accord sur la manière dont on a abordé les prolongations contre le Bénin. À mon avis dans le football, quand tu rentres dans un terrain et que tu as peur de perdre, c’est là que tu perds. Tu anticipes déjà la défaite. C’est ce qu’il nous est arrivé”, affirme-t-il.

Blâmé pour son manque de communication avec les joueurs, Hadji a clarifié la situation. “Quand j’ai réagi en Coupe du Monde, ça n’a pas plu. vous avez vu ce que cela m’a coûté (les tensions entre lui et Benatia, ndlr). On m’a dit que j’ai pas le droit de parler car je suis pas le coach. En Russie, j’ai senti que le groupe n’était pas celui que je connaissais. et je regrette de ne pas avoir réagi avant le match de l’Iran”.

Hadji ajoute qu’il a préféré garder le silence en Égypte pour ne pas devenir l’élément perturbateur. “Malgré tout, je ne veux que du bien à cette équipe nationale”, explique l’ancien Lion de l’Atlas.

Mustapha Hadji a également évoqué la polémique autour de son salaire qui s’élèverait à 300 000 dirhams selon les rumeurs, « C’est totalement faux, je suis très de loin des 300 000 DH ». L’adjoint laisse entendre qu’il ne touche pas plus que 120 000. « Je vous le jure si je touchais 300 000, je ne serais pas là en train de vous parler, si je voulais l’argent, je serais parti au Qatar », balance la légende des Lions de l’Atlas.

L’adjoint remercie par ailleurs le sélectionneur national et lui reconnait son travail effectué depuis son arrivée au Maroc, « Il a apporté de belles choses à l’équipe nationale, on a retrouvé une identité (…) moi j’ai mes idées certes, mais moi je meurs avec lui et je resterais fidèle à lui jusqu’à la dernière minute (…) Aujourd’hui je lui dis merci, parce que tu nous as fait vibrer, tu as donné de la joie aux Marocains, je lui tire chapeau ».