Deux clubs de D2 seront en élite la saison prochaine. Mais lesquels ? Le Raja de Béni Mellal semble le plus proche. Beni Mellal renouera-t-il avec la D1 d’antan ? On le saura d’ici la fin du championnat, soit après trois journées.
Ils s’habillent en vert, se nomment aussi le Raja, mais sont localisés à Béni Mellal. Le club fondé en 1956 a été champion du Maroc une seule fois, durant la saison 1973-74. Aujourd’hui, les Mellalis ne rêvent que de la montée. Leur parcours en division 2 est sans faute, enfin presque. Avec ses onze victoires, onze nuls et cinq défaites, le RBM pointe en pole position avec 44 points, à une longueur de la Renaissance de Berkane, son dauphin et sérieux prétendant à la montée. L’équipe d’Aïn Aserdoune a droit au rêve, puisque l’entame du championnat n’a pas été si rose. Et puis arriva ce jour, le 1er janvier 2012 : le RBM a fait de cette date un évènement magique. En recevant l’Union sportive Mohammedia, les Mellalis ont signé leur acte de naissance, ils ont en effet gagné haut la main, 3-0, pour crier haut et fort que Béni Mellal reviendra coûte que coûte. Cependant, il y a l’équipe, les joueurs, les dirigeants, le public et, bien sûr, l’entraîneur. Et comme dit l’adage : a tout seigneur, tout honneur… et le seigneur n’est autre que Youssef Fertout.
Fertout, l’homme du défi

Un seul homme a cru à cette équipe : Youssef Fertout, l’ex-wydadi et ex-international. Fertout a fait ses preuves en tant qu’entraîneur comme il l’avait fait en tant que joueur. En 1998, il faisait partie des Lions qui ont participé à la CAN qui s’est déroulée au Burkina Faso. Avec le Wydad de Casablanca, il a été sacré meilleur joueur du championnat, en 1993, et a remporté plusieurs titres avec la formation rouge, notamment la Champions League en 1992, où il a été l’un des buteurs lors de la finale aller à Casablanca, face au Hilal du Soudan. Fertout a relevé le défi de prendre en main cette équipe et de l’aider à accéder à la Botola Pro ; ce qui peut devenir réalité d’ici trois journées du championnat, sauf panne sérieuse en route. C’était durant la saison 1973-74. Le Raja Béni Mellal a été sacré champion du Maroc, il avait même surclassé des équipes prestigieuses, telle l’autre Raja de Casablanca. D’ailleurs Béni Mellal a été sacrée avec un total de 66 points, à trois longueurs des Verts de Casa. Une époque où les Aigles de Aïn Asserdoune planaient au dessus de tous. Le Wydad, lui, n’a obtenu que la 5e place, avec 61 points ; quant aux FAR, FUS and co, ils n’ont pas pu résister à la ténacité des Mellalis de l’époque. L’équipe a même joué la coupe du Maghreb arabe, et a été finaliste de la compétition en 1975. Le RBM de l’époque s’était incliné 2-0 contre le Club africain tunisien, qui a remporté cette coupe trois fois de suite. Trente sept ans après, la vie est revenue à cette ville, forte de son potentiel humain, et les Mellalis peuvent être fiers de leurs représentants locaux, les Vert et Blanc. Est-ce donc le retour des cavaliers de Béni Mellal ? Cela ne sera pas si facile, puisque juste derrière eux, les poursuivants n’attendent que le faux pas des Aigles de Aïn Asserdoune.

Les trois poursuivants

Béni Mellal, certes, est le plus proche à la montée, mais il faut aussi compter avec les trois autres : la Renaissance de Berkane, le TAS de Casablanca et puis l’Union de Mohammedia. Berkane est actuellement deuxième avec 43 points, suivie du TAS, qui compte 42 unités ; ensuite vient l’Union Mohammedia, avec 40 points. Cependant, Berkane ne lâche rien. L’équipe, qui était l’une des stars de la D1 également, monte en silence. Son dernier match le prouve. Les Berkanis l’ont remporté contre le TAS, le troisième du classement, difficilement (1-0). L’Union de Mohammedia, elle, semble se noyer dans la mare. Ses problèmes pèsent sur le rendement des joueurs. Donc, jusqu’ici, seul le Raja Béni Mellal, constant, semble se détacher du lot et aspire de toutes ses forces à rejoindre l’élite de nouveau. Le rêve deviendra-t-il réalité ? Résultat dans trois jours du championnat.