Mehdi Carcela n’arrive pas à figurer dans le onze de base du Standard avec régularité cette saison. L’ailier marocain a commencé cinq matches depuis le début de championnat et est monté cinq fois en cours de jeu.

Bilan comptable personnel : 4 assists et zéro but. Pas enthousiasmant pour un joueur qui est censé faire la différence avec plus de constance en zone offensive. Le Standard avec ou sans Carcela au coup d’envoi ? Les chroniqueurs de La Tribune se sont penchés sur la question ce lundi.

Ce qu’en pensent les consultants de la Tribune

Rodrigo Beenkens a tout d’abord mis en évidence des chiffres évocateurs. « Les cinq fois où Carcela débute le match, le Standard a réalisé un 5 sur 15. Sans Carcela au coup d’envoi, c’est du 15 sur 15 pour les Rouches ».

Stephan Streker estime qu’il ne faudrait pas se priver du talent de l’ailier liégeois mais il faut tout de même s’interroger. « Vincent Kompany non compris, Mehdi Carcela est le joueur le plus talentueux du championnat de Belgique à mes yeux. Il faut donc s’interroger sur ce qu’il se passe, se demander pourquoi il est le meilleur joueur de notre championnat pendant une saison et qu’il est moins bon la saison suivante. Il y a certainement une part de responsabilité qui est la sienne mais je pense que c’est collectif. Quand on a un tel talent, c’est triste qu’il commence sur le banc.« 

Marc Degryse met l’accent sur le mental de Carcela qui ne serait pas à la hauteur de ses qualités techniques. « C’est sa responsabilité. Il a trop de qualités pour qu’on lui trouve des excuses. Il doit exiger plus de lui-même. Il doit se lancer un challenge. Il doit se dire :’tu peux faire le standard champion ». Il a les qualités pour le faire. La tête doit suivre les capacités techniques et ce n’est pas le cas jusqu’à maintenant.« 

Pour Philippe Albert, les critiques sont trop sévères et il ne faut prendre en compte d’autres facteurs. « C’est le type de joueur pour qui on va au stade. Son travail pour l’équipe passe assez inaperçu. Il se met au service du collectif plus qu’auparavant. C’est ce que veut Preud’homme. Physiquement quand on doit travailler défensivement comme MPH l’exige, automatiquement en zone offensive ça va un peu moins bien. »

Source : RTBF.be