La qualification en demi-finale de la CAN 2019 de l’Algérie survient au bon moment pour les responsables politiques algériens et leurs généreux. L’euphorie et la ferveur engendrées par les protégés de Djamel Belmadi calme légèrement les contestataires sans pour autant résoudre les problèmes du pays enclin à une profonde crise politique.

Aucun incident majeur à signaler en Algérie ou les responsables politiques jubilent et remercient la providence pour ce parcours qui dissipe pour un temps la crise politique régnant dans le pays depuis plusieurs mois. La crise ? c’est désormais du passé, dira le politique puisque la colère sociale est maintenant remplacée par l’euphorie de la victoire.

En France, c’était aussi la liesse, malheureusement, cette fête a été tachée par un accident mortel causé par un supporter algérien qui a fauché toute une famille tuant une femme de 42 ans et blessant gravement son bébé d’un an tandis que sa fille, 17 ans, souffre, quant à elle, de multiples fractures aux jambes.
Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées sur la célèbre avenue parisienne pour célébrer la victoire des «Fennecs» sur la Côte d’Ivoire. La presse française rapporte que deux magasins situés à proximité des Champs-Élysées à Paris ont été pillés pendant la célébration de la victoire sur les Éléphants

Heureux pour le peuple algérien qui semble renouer avec la joie grâce au sport et au Football. Va-t-il faire la distinction entre les problèmes politiques qui sont réels et l’exploit sportif qui se dessine ? Certainement car il n’est pas dupe et sait que sa sélection tire sa force de celle du mouvement de contestation. Pour un supporter algérien,  « Comme le peuple, la peur a quitté les Verts, ça leur permet de jouer plus sereinement ».
Est-ce que la victoire finale libérera définitivement le peuple algérien de ses vieux généraux ?