Arrivé cet été en provenance de Schalke 04, l’international marocain de 21 ans compte bien se relancer cette saison à Dijon. Pour FF, Hamza Mendyl s’est confié sur son passage raté en Allemagne, ses débuts au DFCO et sur son principal objectif : retrouver sa place en équipe du Maroc.   Des bonnes performances cette saison pourraient aussi vous rouvrir une porte en sélection, non ? Oui, je veux revenir avec le Maroc, et faire mieux : je veux gagner ma place en sélection ! En octobre, je serai sélectionné, je veux regagner ma place dans le onze et ne plus en sortir. Je prends beaucoup de plaisir à jouer pour le Maroc. C’est l’équipe nationale qui m’a permis de découvrir le monde professionnel. Ma première fois avec les A, c’est grâce à Hervé Renard. J’évoluais encore avec la réserve de Lille et après ça, j’ai commencé à être présent dans le groupe pro lillois. Beaucoup de supporters me critiquaient et déclaraient que je n’avais pas le niveau, mais Hervé Renard a continué à me faire confiance. Il m’a pris à la CAN en 2017. J’étais le seul latéral gauche et il m’a mis titulaire. C’est celui qui m’a le plus aidé. Comment s’est passé l’annonce de votre non-sélection à la CAN 2019, Hervé Renard a pu échanger avec vous ? Il m’avait prévenu deux mois avant. Il m’avait dit que ma situation à Schalke 04 allait me mettre en danger. Il ne pouvait pas m’appeler alors que ça faisait quatre mois que je n’avais plus joué. C’était trop juste. Il m’a aussi dit que pour lui ça n’aurait pas posé de problème. Il me faisait confiance et savait que j’aurais donné mon cœur sur le terrain si j’avais été convoqué. Mais pour les fans, les Marocains et les journalistes, ce ne serait pas passé. Tout le monde se serait demandé pourquoi j’étais convoqué alors que je ne jouais pas en club. Mais je les ai soutenus à la CAN et j’étais énormément déçu pour mes coéquipiers et pour Hervé Renard quand il a quitté le Maroc. Après votre bonne CAN 2017, vous étiez pourtant attendu… Oui, je comprends. Personne ne m’attendait et tout le monde disait que je ne pourrais pas faire de bon match. Mais tout a changé après la compétition. Plusieurs clubs se sont intéressés à moi. C’est clair qu’il y avait beaucoup d’attente aussi. J’avais la pression, j’étais le seul à ce poste. «Tout ce que je veux, c’est jouer un maximum et faire une saison pleine» Maintenant, c’est Vahid Halilhodzic qui a repris la sélection marocaine. Vous a-t-il contacté ? Pas encore, mais il est venu nous voir jouer contre le Mali (1-1) lors des qualifications aux Jeux Olympiques. J’étais plutôt content de ma prestation. La Fédération m’a contacté pour me prévenir de ma convocation pour la prochaine trêve internationale (NDLR: le Maroc affrontera le Gabon et la Lybie). Ça va me permettre de découvrir un peu cet entraineur et ses méthodes. Au Maroc, vous faites partie de cette première génération issue de l’Académie Mohammed VI, qu’est ce que cela vous a apporté ? J’avais 10 ans quand je suis arrivé et je suis resté sept ans. C’est là-bas que j’ai tout appris. J’étais entrainé par Nasser Larguet (NDLR: aujourd’hui responsable du centre de formation de l’OM). Au niveau des conditions de travail, c’était top. On avait la chance d’avoir les mêmes installations qu’en Europe. À Lille, je n’étais pas dépaysé, tout était pareil. Alors, qu’est-ce qu’on peut vous souhaitez cette saison ? Tout ce que je veux, c’est jouer un maximum et faire une saison pleine, revenir en sélection et retrouver mon vrai niveau avec comme objectif la CAN 2021 aussi, c’est obligé. Je ne vais pas la rater cette fois-ci (rires).» Interview complète ci dessous  https://www.francefootball.fr/news/Hamza-mendyl-on-a-tous-droit-a-une-seconde-chance/1063519