Fouzi Lekjaa et les responsables du football marocain se sont réunis ce lundi 16 septembre à Skhirat à l’occasion de l’assemblée générale annuelle. Le moins que l’on puisse dire c’est que les années passes sans que rien n’évolue au sein de la famille du football marocain. Même constat dressé avec des défaillances à tous les niveau.

Et pour ne pas aborder l’essentiel, nos responsables se sont attardés sur les résultats des Lions de l’Atlas allant même jusqu’à crier à une sérieuse crise de résultats, du management ou encore de gestion globale.

Que propose l’intelligentsia du football marocain ?

Comme d’habitude, leur analyse de la situation se focalise sur le sommet. Elle suggère de reconstruire la sélection nationale perçue comme LA priorité de Fouzi Lekjaa alors que son immense chantier repose sur une piètre fondation.
Pour nos observateurs, Lekjaa doit redorer le blason du football marocain. Pour cela, il doit doter la tanière d’un encadrement de haut niveau, instaurer la discipline et gagner des trophées. Si possible avec des jeunes joueurs formés ailleurs.

N’ayant toujours pas saisi l’essentiel, la logique du sommet les conduit à proposer la dynamisation d’une Botola ennuyante par un soutien accru de la FRMF.
En contre partie, cette dernière réclame le passage des clubs en sociétés anonymes. Un chantier à lui seul avec des présidents maçons qui ne connaissent rien aux briques. D’ou l’utilité de confier l’organisation et la gestion des clubs marocains à des capitaux et des investisseurs étrangers. La Botola n’en sera que plus attrayante et plus productive.

Et la formation, base du chantier ?

Détrompez-vous, nos spécialistes ne pensent pas à la même chose. Pour eux, la priorité est de former correctement les cadres en charge des différentes catégories des équipes nationales. Manifestement, la formation en club ne semble pas être primordiale
L’œil est résolument fixé sur le sommet de la pyramide… Les déroutes des Lions de l’Atlas, les déboires des Lionceaux et des Lionnes seraient le résultat de la faiblesse des cadres techniques de la DTN.

Parler concrètement, c’est encore mieux.

La FORMATION des jeunes doit apparaître au sommet des priorités. Il suffirait d’inverser la pyramide et la priorité devient la Formation des jeunes en club. C’est à mon sens l’unique solution de sortir définitivement le football marocain de son marasme. Autrement, on transmettra à nos enfants l’héritage de la défaite reçu de nos aïeuls.

Vivement le passage en société anonyme et vivement l’arrivée d’investisseurs privés étrangers tenus de former les jeunes joueurs de demain en mettant à leur dispositions les structures et infrastructures adéquates.
A charge de la Fédération royale marocaine d’organiser un championnat pour chaque catégorie des jeunes, dès l’age de 7 ans.

Quand l’essentiel révèle le faussé

Les jeunes qui fréquentent les clubs marocains ne disposent pas de championnats régionaux et nationaux. Ils patientent jusqu’à l’age de 14 ans pour participer à leur premier championnat des U15 !
Ailleurs, chaque quartier à son club et chaque club a une ou deux équipes dans chaque catégorie d’age. Bien évidemment, chaque catégorie dispose d’un championnat régional (clubs amateurs) ou national (clubs pros).

Prenons l’exemple d’un joueur MRE de 25 ans. Il a bénéficié de 18 ans de formation continue depuis l’age de 7 ans. ll a joué des centaines de matchs de championnat et participé à des dizaines de tournois. Mis à côté d’un botoliste, on comprend pourquoi le dernier est considéré comme « Jeune joueur » à 25 ans!
Seulement neuf ans de formation et vous pensez redorer un blason inexistant ?
C’est l’équivalent de la durée de formation de Mohammed Ihattaren (17 ans). De quel blason parle-t-on ? Et des Ihattaren, il y en a des centaines au Maroc…