La finale de la Ligue africaine des Champions sera rejouée après la CAN 2019. Ainsi en a décidé la Confédération Africaine de football après les incidents survenus à Radès lors de la finale retour.

Ce vendredi, Ahmad Ahmad, le président de la CAF, est revenu sur le sujet dans une interview accordée à France Football. Pour lui, l’instance n’avait d’autres choix que la décision qu’elle a prise.

« J’ai essayé de ramener tout le monde à la raison. En vain… J’ai même reçu des menaces du président de l’Espérance (Hamdi Meddeb). Il a lancé : ‘‘Vous voulez la révolution ?’’.  Que pouvais-je faire ? Depuis l’an dernier, dans nos compétitions, le VAR fonctionne partout, sauf en Tunisie ! Je doute que ce soit une coïncidence. Nous ne pouvons plus accepter ces dérapages, cette confusion à cause du non-fonctionnement du VAR. Déjà, le match aller avait créé des problèmes et l’arbitre a été suspendu. Donc, la CAF est déterminée à prendre des mesures très sérieuses », a indiqué le patron de la CAF.

Dans un autre registre, Ahmad a catégoriquement démenti les accusations de harcèlement sexuel portées à son encontre. “Pour un Malgache et un musulman, harceler une femme, c’est banni! C’est une maladie des pays développés ou alors le fait d’un malade mental. Personne ne peut croire à cet argument. Si j’aime une fille, je la courtise, c’est tout ! Si elle m’aime, je sors avec elle, si elle ne m’aime pas, tout s’arrête ! Je ne l’oblige pas”, a-t-il dit.

Et de poursuivre: “Des salariées de la CAF ont envoyé des lettres à la FIFA pour certifier qu’il n’y avait pas de harcèlement sexuel à notre siège. Elles ont aussi dit que l’ancien secrétaire général était allé les voir pour qu’elles fassent de fausses déclarations à mon encontre”.