Badou Zaki règle ses comptes et fait sa CAN-2019

Après ses sorties médiatiques avant la CAN 2017 et le Mondial 2018, Badou Zaki refait surface à un mois de la CAN-2019 pour faire parler de lui et occuper les médias en ré-endossant son rôle favori de l’éternelle victime.

Dans un long entretien accordé à Le360, l’ancien sélectionneur national a profité de cette tribune et des questions ciblées pour régler son compte avec son ancien adjoint Mustapha Hadji qu’il a qualifié de vipère et de traître… “Comme tous les Marocains, j’ai été choqué par le post d’Hervé Renard. Cela ne fait que confirmer les rumeurs sur la façon dont j’ai quitté mon poste. Malgré tout, j’ai atteint tous mes objectifs avec la FRMF… Je peux accepter ce genre de choses de n’importe qui d’autres, mais pas d’un membre de mon staff, censé être mon bras droit pour réussir et aller vers l’avant, c’est une vipère”, a-t-il lancé en parlant de Mustapha Hadji qu’il accuse d’être derrière son départ précipité. Ce dernier a par ailleurs réagi en répondant qu’il refuse de créer la zizanie et qu’il préfère rester loin de tout ça. 
Même Badou Zaki prétend ne pas chercher à créer de la zizanie, en revanche, il continue de régler ses comptes en rejetant constamment la faute sur les autres, comme à son habitude diront ceux qui le connaissent. Ainsi, pour expliquer la défaite en finale de la CAN 2004, Zaki a rejeté la faute sur son gardien de l’époque en le désignant comme le grand responsable de cet échec. “J’aurais dû remettre mes gants, le temps d’une rencontre et remplacer Fouhami. Je n’ai rien contre lui. Si nous avons atteint la finale, c’est en grande partie grâce à lui. Contre l’Algérie en quart de finale, il a sorti une balle de 2-0. Mais si nous avons perdu en finale, c’est également à cause de lui”, a déclaré l’ancien sélectionneur l’équipe nationale.
A propos de Hervé Renard, Badou Zaki estime qu’il a eu suffisamment de temps pour construire une équipe solide capable de jouer les premiers rôles lors de la CAN-2019 qui se tiendra en Egypte à partir du 21 juin. “L’équipe nationale dispose de joueurs de haut niveau. Ils l’ont démontré lors du dernier Mondial en Russie, malgré leur élimination au premier tour. Ajoutez à cela un staff technique en place depuis 3 ans, qui connaît l’Afrique et la CAN. Personnellement, je reste très confiant. Je vois cette équipe atteindre le dernier carré et même la finale”.
Si possible avec le buteur Abderrazak « Hamdallah qui doit faire partie de l’équipe nationale. » estime Badou Zaki en se basant sur les statistiques de l’attaquant d’Al Nassr.  » Mais est-ce que le joueur veut jouer pour l’équipe nationale? J’ai entendu parler que le sélectionneur l’a déjà convoqué et qu’il a décliné cette convocation”, rappelle l’ancien gardien des Lions de l’Atlas.