Le coach des Lions de l’Atlas, Hervé Renard, a accordé une interview à Jeune Afrique dans laquelle il revient sur son choix de mener le Onze national, son parcours avec le Maroc, la CAN 2019, la non-candidature du royaume pour l’organiser ainsi que son avenir avec la FRMF.

Pourquoi le Maroc ?
«Je voulais voir si j’étais capable de diriger une sélection nord-africaine, et d’y obtenir des résultats. J’avais été le sélectionneur de trois sélections subsahariennes, dans des parties de l’Afrique très différentes. Le Maroc, c’était une nouvelle culture, un nouvel environnement, mais aussi une vraie passion pour le foot. Le challenge me tentait d’autant plus que les Lions de l’Atlas, depuis la finale de la CAN 2004 (1-2 face à la Tunisie) n’avaient plus vraiment de résultats. »
Objectifs atteints ?
« Ils l’ont été parce que la fédération met à ma disposition des moyens exceptionnels. Je travaille vraiment dans de très bonnes conditions. Le Centre technique national, à Rabat, sera bientôt terminé et j’espère que nous pourrons y préparer la CAN. J’ai aussi la chance de d’avoir un staff technique et médical de qualité et aussi de très bons joueurs. Cela aide pour atteindre les objectifs. Même si, en Russie, je persiste et je signe : on devait se qualifier pour les huitièmes de finale. Mais que ce soit contre le Portugal (0-1) ou l’Espagne (2-2), nous avons été victimes de décisions arbitrales anormales. C’est comme ça, on ne va pas refaire l’histoire.”
CAN 2019
“On ira avec des ambitions, c’est normal. Mais aujourd’hui, il y a deux grands favoris : l’Égypte, bien sûr, et le Sénégal. Le Maroc, avec l’Algérie, la Tunisie, la Côte d’Ivoire et d’autres, fait partie des gros outsiders. Chacun exprime comme il le veut ses objectifs. Moi, je dis qu’on va aller en Égypte pour faire une belle CAN. Dire qu’on va la gagner, c’est autre chose…”
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